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Alors que les avocats de Cédric Jubillar plaident, ce mardi matin 11 octobre, une sixième fois, devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse, pour la remise en liberté de leur client, une dernière expertise de la housse de la couette fait état de traces digestifs. Plus de pays d’ADN.

Cette couette présentée comme l’une de pièces à condamnation majeure par l’ancien procureur de la République de Toulouse, en juin 2021, pour perte d’intérêt au fil des différentes expertises. Elle faisait partie de la liste des indices « graves et concordants » de la nature avec confondre Cédric Jubular, 35 ans, accusé d’avoir tué son épouse Delphine Jubular, à Cagnac-les Mines (81), dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Alors que les avocats du peintre plaquiste, toujours détenus à l’isolement, à la maison d’arrêt de Seysses (31), plaident ce mardi 11 octobre, devant la cour d’appel de Toulouse pour demander la remise en liberté leur client, pour la sixième fois, les résultats de ces dernières analyses bactériologiques sont à prendre avec prudence.

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Sur cette housse de couette qui séchait sur un étendoir, à l’arrivée des premiers gendarmes, au petit matin du 16 décembre, on retrouve surtout des traces de la « flore oropharyngée, digestives et vaginales, en faible quantité. De quoi accréditer la thèse d’un étrangement ? Un élément à charge pour l’accusation. Une expertise pas déterminante, selon la défense. Ce sont des micro-organismes, nuancent les experts, que l’on retrouve « de manière très fréquente et un peu partout ». L’exploitation de ces traces, dont on ne peut dater l’existence, ne permet pas d’identifier un ADN quelconque. La housse de couette sur laquelle était censée dormir Delphine Jubillar, dont le corps demeure toujours introuvable depuis presque 2 ans, ne contient pas non plus de sang humain.

Polémique sur l’étude et reconstitution avant la fin de l’année

Outre cette nouvelle pièce au dossier, les magistrats de la chambre de l’instruction vont aussi réfléchir sur un éventuel hébergement proposé pour la défense en vue d’une hypothétique remise en liberté de Cédric Jubillar, sous bracelet électronique. La disposition du logement situé en Ariège, à la connaissance de Cédric Jubillar, est au cœur d’une récente polémique après l’avis négatif renvoyé par le service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) venu examiner les lieux cet ici. Dans ses conclusions, Le Spip de Foix mentionne la présence de gravats au sol pour motiver son avis. Ou, d’après les photos du studio 25 mètres carrés, dont nous avons eu accès et de l’avis même du propriétaire des lieux, pas le moindre gravat ne jonche le sol de ce petit appartement situé au premier étage d’un immeuble que , par ailleurs, ouvrir un autre appartement, celui-ci en travaux.

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Dernièrement, les avocats de Cédric Jubular, Mes Martin, Franck et Alary, ont assigné la justice de faire en restitution du Spip sur les lieux. Préservation des indices, empêcher toutes les formes de pression sur les témoins du dossier et crainte de troubles à l’ordre public, sont les principaux arguments avancés pour la justice pour maintenir Cédric Jubillar en prison. Un homme qui reste, à ce jour, le seul suspect dans l’enquête sur le meurtre de Delphine Jubillar. Il nie toute implication dans la mort de sa femme. L’infirmière tarnaise de 33 ans, et mère de 2 enfants, voulait divorcer et entretenait une relation amoureuse avec un autre homme. C’est dans ce contexte de crise conjugale aiguë que Delphine Jubillar a mystérieusement disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Une reconstitution judiciaire pourrait avoir lieu avant la fin de l’année.

Rédacteur, Auteur, Journaliste

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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