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Faute de climatisation et d’aération, les températures peuvent atteindre 35-36° au marché couvert. Ce qui pose de gros problèmes aux commerçants et dissuade la clientèle.

Depuis début juillet, les commerçants du marché couvert connaissent une période pour le moins délicat. Si l’architecture est magnifique, elle se prête mal aux grandes villas. Ainsi, certains jours, il peut faire jusqu’à 36° sous la halle.

Une température relevée la semaine dernière par le thermomètre des commerçants aux alentours de midi, heureusement quelques dizaines de minutes avant la fermeture. « Dans un endroit où on vend de la nourriture, vous trouvez que c’est normal qu’il fasse 35 », interroge une charcutière, installée sous les halles depuis de nombreuses années. Dimanche, vers 11 heures, il faisait 29°. Un peu chaud pour faire ses cours !

La semaine dernière, il a fait tellement chaud que les frigos de la fromagerie Cianni n’ont pas tenu l’a choqué. A matin, ils affichaient 33° (photo à l’appui). Bien évidemment, tous les fromages avaient littéralement fondu, même las pâtes dures comme le comté « J’ai dû jeter tout l’étal, je n’ai rien récupéré », raconte le commerçant, qui a été obligé de fermer deux jours après. Chez une marchande de vin, ce sont les bouchons qui remontent dans les bouteilles sous l’effet de la chaleur.

Pas de clim car… site classé

Autre conséquence de cette canicule, la fréquentation s’en ressent fortement. « Les gens viennent pensant trouver de la fraîcheur. Il y en a qui rentrent et font aussitôt demi-tour devant la chaleur qu’il fait », raconte une commerçante. Un autre assure qu’il n’est pas rare que les clients se sentent à l’aise.

Et dans tous les cas, quand il fait 36, on n’a pas envie de s’arrêter pour déguster un verre de vin, un bout de jambon, de fromages ou de gâteau. «Cela ne fait pas plaisir aux clients, ils préfèrent aller sur un marché en extérieur», une commerçante désole.

Devant cette désaffection, certains professionnels préfèrent ne pas ouvrir en semaine. Passé le peigne de depenser une somme folle en électricité pour les frigos que tournent à plein régime, s’il y a peu de clients.

Face à cette situation, les commerçants demandent des aménagements à la mairie. A noter la climatisation. «Voilà des années qu’on be bat pour l’obtenir. Quand vous allez aux halles de Sète, il fait bon », regrette une commerçante. Cependant, selon certains, cette option n’est pas possible car le site est classé. Ils demandent donc au moins une meilleure aération. « Si on pouvait au moins ouvrir, cela nous suffirait de quelques degrés », lui assure fromager.

Une meilleure aération au niveau des moteurs des frigos est également demandée. Ces derniers sont en effet situés contre les murs de l’édifice. Quand il fait chaud, ils doivent tourner à plein régime et produire donc de la chaleur. « Pour faire du froid, ils produisent de la chaleur », précise un commerçant. C’est un cercle vicieux. « Les portes restent ouvertes, donc l’air chaud s’engouffre », note aussi une commerçante. Contact, la Ville n’a pas souhaité s’exprimer.

Et les commerçants touristiques de rappeler que la ville veut faire de ce marché un atout. What de mieux qu’un lieu frais pour les attirer ?

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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