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Le mariage de Jean-Luc Perrot est célébré le 9 mai, dans sa maison familiale située près de Pamiers. Une autopsie à ce mandat et le corps du défunt restitué. Plus les résultats des analyses médico-légales ont tardé et Jean-Luc Perrot n’a pas eu besoin de faire de démarches pour procéder à la crémation de son épouse.

Au bout d’un mois, Jean-Luc Perrot s’occupe de connaître l’origine de la décennie de son épouse dont le corps a été retrouvé au domicile familial, à Villeneuve-du-Paréage. Donner l’alerte à été donnée, les sapeurs-pompiers et les gendarmes de la compagnie de Pamiers ont été dépêchés sur place. Malgré leurs efforts, ils n’ont rien pu faire pour réanimer la victime, âgée de 48 ans. C’était le lundi 9 mai. Ce jour-là, Jean-Luc Perrot était en déplacement à Perpignan.

« La veille, on discutait du fait que nore prochain chien, on le prendrait à la SPA et je lui ai rappelé de penser à arroser en mon absence. Tout était normal. Le lendemain, le lundi, je suis parti à 3 ou 4 heures du matin et bien sûr, elle dormait encore. » Ou, Valérie ne s’est jamais présente au travail, à Pamiers. Au regard de son assiduité, sa patronne s’affole très vite et envoie son propre mari sur place en éclaireur. Les deux couples sont très proches. « Il était avec les pompiers et les gendarmes lorsqu’on m’appelait pour me dire que ma femme était décédée. Ils l’ont trouvé au lit… Je suis devenu fou à Perpignan… Et quand je suis arrivé, le corbillard était ouvert. J’ai pété les plombs… Mais je n’étais pas dans mon état normal. Ils m’ont juste dit de ne pas toucher et qu’a priori, ce n’était pas criminel. Ensuite, il a failu attendre une heure et demi pour avoir un médecin qu’assigné l’acte de décès en mentionnant ‘sous réserve’ », a déclaré Jean-Luc Perrot qui a bien sûr été auditionné.

« J’enterrerai ma femme deux fois »

Dès lors, les gendarmes de l’identification criminelle procèdent, comme c’est l’usage, aux vérifications. Alerté, le parquet confie l’enquête sur la recherche des causes de la mort à la société Pamiers. Et comme c’est l’usage, une autopsie est mandatée par l’Institut médico-légal (IML) de Toulouse-Rangueil. Cet examen a été réalisé le mecredi 11 mai et le corps de Valérie Perrot pu être rappatrié en Ariège le vendredi 13 mai. Ensuite, il s’est vu confier des pompes funèbres le 19 mai avant une inhumation que Jean-Luc Perrot attend provisoirement car la famille choisira la crémation. Plus dans l’attente du résultat des analyses toxicologiques et anatomopathologiques, que pourrait permettre de boucler l’enquête, le parquet s’est logiquement opposé à l’incinération.

Aujourd’hui, la famille Perrot attend de savoir ce qu’il s’est passé. La thèse d’une mort naturelle semble privilégiée mais reste à confirmer. « On s’est marié en 2000. Elle n’était jamais malade et elle n’allait que très rarement chez le médecin. Mais depuis février, elle se sentait fatiguée suite à sa troisième injection. Je ne dis pas qu’elle est décédée de ça mais je veux savoir. La banque a bloqué tous les comptes joints et le notaire qu’il a besoin du motif du décès. J’ai écrit au procureur mais depuis, je n’ai pas eu un coup de fil. Je suis très, très en colère », confie Jean-Luc Perrot.

Pour l’heure, le parquet de Foix n’a pas donné suite à nos sollicitations. « De ce que j’entends, ils ont choisi ont été bien faits, les résultats vont arriver », assure une source familière des délais de l’IML.

En préposé, Jean-Luc Perrot tente de commencer son deuil. « Le plus dur, c’est de se retrouver seul le soir. De trier ses vêtements, ses papiers. Notre fils a dû m’aider à choisir un cercueil alors qu’il a réussi des épreuves du BAC l’après-midi… Là, elle est dans un caveau mais si ça dure trop longtemps, il va échouer le changer. D’ailleurs, il faudra enlever le zinc pour la crémation. En fait, je vais enterrer ma femme deux fois. »

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