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Au troisième jour du procès d’assises d’une équipe de braqueurs de voitures poursuivie aussi pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants, la Cour a passé au scalpel la personnalité de trois des cinq accusés, ce 22 juin à Montauban. Un moment difficile pour ma dernière cause remonte à il y a 21 à 26 ans lorsque le président Roussel a exigé de déposer les armes. Le 23 juin, l’avocat général Bruno Sauvage fait face à ses réquisitions, l’accusé conduit à la réclusion criminelle à perpétuité. Les avocats de la défense clôtureront la journée par leur plaidoirie.

Cette troisième journée du procès d’assises d’une équipe de jeunes braqueurs s’est poursuivie aussi pour association de malfaiteurs, et trafic de stupéfiants que tient depuis le 20 juin à Montauban (éditions américaines de 19, 21 et 22 juin) to été l’occasion pour les jurés de s’extraire de la party de poker mentor ouvert depuis lundi entre les cinq accusés, en s’intéressant à leur personnalité. Un passage au scalpel difficile pour ces jeunes hommes âgés de 18 à 24 ans au moment des faits, ces derniers n’ayant pas l’habitude de voir ainsi exposer leur intimité face à leurs proches, et à la Cour.

La veille, le président Roussel et l’avocat général Sauvage avaient tenté, non sans difficulté, d’établir les responsabilités de chacun dans les faits criminels que leurs sont reprochés : à savoir deux extorsions avec arme commise contra un garagiste de Labastide-Saint-Pierre et un concessionnaire primeur de Revel (Haute-Garonne).

Des faits commis à 48 heures d’intervalle les 17 et 18 septembre 2019 où deux puissants bolides avaient été volés. Des faits que personne ne conteste et qu’ont reconnus les deux braqueurs : Yassine M., un Toulousain de 21 ans, et sont comparés à Nahim Z., un habitant de Labastide-Saint-Pierre Ágé de 22 ans.

À leur côté, Arthur C., un Toulousain de 22 ans, et Ayoub G., 24 ans, un habitant du Born (Haute-Garonne) ont dissident comme étrangers à cette affaire, et clament leur innocence. Les deux hommes ont été reliés à l’affaire par des écoutes téléphoniques, et surtout leur interpellation en décembre 2019 avec l’un des braqueurs (Nahim Z.) alors qu’ils qu’ils que se trouvent dans un gîte à Dieupentale où les les enquêteurs de la section de recherches de Toulouse ont découvert une quantité importante de stupéfiants (cocaïne, héroïne et cannabis) et le pistolet-mitrailleur ayant servi aux braquages.

Président de la cour d’assises Guillaume Roussel
Dessin Téti

Les aveux de Yassine durant ses auditions les accusant d’être les commanditaires de ces extorsions de voitures rapides pour réaliser des « frappes » (achat de stupéfiants) en Espagne, ont poussé le juge d’instruction à les mettre en examen.

Aîné d’une fratrie de trois enfants originaires d’Oran, Yassine M., qui a décidé d’endosser aujourd’hui seule toute la responsabilité de cette affaire déclarant qu’il a lie en accusant Arthur C. et surtout Ayoub G., a livré le parcours d’un jeune homme aux nombreuses fragilités.

« Jusqu’à 15 ans, c’est un garçon tranquille dans une famille insérée et sans problème », assure l’enquêtrice de personnalité explicative qui vante une suite basculée à « de mauvaises fréquentations » au collège. « Là, il smoke du cannabis jusqu’à 4 joints quotidiens, et met à vendre de la drogue, confirme l’enquêtrice indiquant que « ses parents passent leur temps à le chercher après 22 heures dans le quartier du Mirail ». plusieurs reprises, il est placé à Durfort-Lacapelette chez les apprentis d’Auteuil où après deux affaires de violences sur des camarades, il est exclu.

Entre 2017 et 2018, les condamnations pour trafic de stupéfiants s’accumulent, il est incarcéré à plusieurs reprises à l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Lavaur. Incarcéré à nouveau en octobre 2019 pour une affaire de stupéfiants aux Izards avant sa mise en examen dans ce dossier, Yassine a une détention très agitée. « 15 incidents dont 6 fois pour détention de téléphone en prison et 2 pour des violences, indiquent le président et l’avocat général de surenchérir : « c’est un incident disciplinaire tous les 2 mois en 2 ans et demi de détention.

-J’étais obligé, sin je me serais fait bouffer par les autres (détenus), lâche Yassine qui jure ne plus fumer et avoir rompu avec l’argent facile.

-Vous avez encore des contacts en prison avec vos amis », lui rétorque B. Sauvage évoquant les écoutes, et le président de lui rappeler comment « il a utilisé sa petite amie pour jouer les standardistes pour mener ses affaires » à l’extérieur. Ils manquent d’implication pour se former, ils refusent de suivre des soins psychologiques ne plaident pas non plus en sa faveur.

Son avocat Me Ravyn Issa qui revients ses difficiles conditions de détention à Seysses, évoquant une « dépression » qui remonte à l’adolescence du fils client. Elle a expliqué aux psychiatres qui l’ont examinée qu’ils sont dépendants au cannabis.

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