l’essentiel
Toulouse a fait trembler le champion. Dans le match jusqu’à la dernière minute, le promu haut-garonnais a longtemps suspendu le champion en titre berruyer chez lui, en ce vendredi 18 novembre au soir. La suite s’est finalement inclinée (66-57).

Après le début de saison, cette équipe toulousaine n’affiche aucun complexe. Et c’est avec cette attitude que les joueuses de Xavier Noguera sont entrées sur le mythique parquet du Palais des sports du Prado.

Petit clin d’œil du destin, le premier panier du match était inscrit par Yvanna Enjolvy, qui a fait ses classes à Bourges chez les espoirs.

Bonne Entame des Toulousaines

Maladroites de près mais en réussite à longue distance (5/5 à trois points dans le premier quart), les Toulousaines réalisaient un très bon début de partie. Bourges, qui a pu se reposer sur l’imposante Kayla Alexander, a fait le parcours en tête mais sans jamais prendre ses distances. Bien qu’après dix minutes, le score était de parité (21-21, 10e).

Il fallait que la mi-temps approche pour que le champion de France en titre se détache un peu, notamment grâce à l’apport d’Ornela Bankolé dont le shoot au buzzer faisait mal aux visiteuses et permettait à Bourges de rentrer avec neuf points d ‘avance, le plus gros écart du premier acte (40-31, 20e).

On pouvait alors penser que le plus dur était fait pour le Tango. D’autant plus qu’à la reprise, celles-ci creusaient un peu l’écart, jusqu’à compter quatorze points d’avance. Sauf que je l’ai motivé à abdiquer ne fait pas partie du vocabulaire toulousain. Petit à petit, Kalis Lloyd et ses coéquipières revenaient. Bien qu’à dix minutes de la fin, l’écart n’était plus que de huit longueurs (53-45, 30e).

45 secondes de trop

Toulouse s’approchait même à -3 en début de dernier quart (56-53, 34e), conduisant Olivier Lafargue à rapidement consommer un temps-mort. Efficace ? Au lieu de cela, Anderson remettait la main sur le ballon et dictait son rythme. À l’inverse, Toulouse s’affolait un peu sur ses possessions. Ce n’est cependant qu’à 45 secondes de la fin, après un tir à longue distance de Guapo (64-57) que le leader du champion a pu vraiment souffler pour enfin s’imposer de neuf points.

Qu’est-ce qui a manqué à Toulouse pour faire basculer le match de son côté ? « Nos meneuses, déjà, disait Xavier Noguera à la fin du match, évoquant les absences de Strunc et Lambert. Je pensais aussi qu’on a manqué de constance sur l’ensemble de la partie et que l’on a perdu trop de ballons Même si un peu le rythme s’endort, ce n’est pas notre objectif. »

Le dossier technique

BOURGES 66 – TOULOUSE 57

Quarts-temps : 21-21, 19-10 (mi-temps 40-31), 13-14, 13-12. Arbitres : Mmes Athenoux, Ouardad, M. Bezanger. Palais des sports du Prado, 3 339 spectateurs.
BOURGES. 22 sur 63 au tir (35%), dont 6 sur 16 à trois points (37%) ; 16 lanciers du sud 21 (76%) ; 40 rebonds (Beau, 9) ; 18 passes décisives (Anderson, 6) ; 14 ballons perdus ; 14 interceptions ; 6 coups; 15 fautes.
Vous les marquez. Anderson 10 (32’29), Steinberga 6 (17’46), Bankolé 10 (13’18), Abdi 3 (13’13), Michel 9 (23’08), Astier (22’28), Bnuenameu-Simo , Guapo 11 (28’02), Zodia, Collin (0’36), Godin 2 (cap., 22’53), Alexandre 15 (26’08)./Entraineur :Olivier LAFARGUE, assisté de Jérôme Authier, Virgile Abel et Benoît Peyrot.
TOULOUSE.21 sur 60 au tir (35%), dont 6 sur 17 à trois points (35%) ; 9 lanciers sud 11 (82%) ; 44 rebonds (Brochant, De Freitas, 9) ; 14 passes décisives (Brochant, 4) ; 23 ballons perdus ; 7 interceptions ; 5 comptes ; 17 fautes.
Vous les marquez.Belleka 12 (31’35), Enjolvy 3 (12’13), Huff 5 (23’01), Loyd 10 (32’00), Delpech 3 (15’55), Strunc, Brochant 9 (33’12), Gueye 10 (25’11), De Freitas 5 (26’53)./Entraineur :Xavier NOGUERA, assistant de Benjamin Avon.

Rédacteur, Auteur, Journaliste

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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