l’essentiel
L’ancien joueur du TFC et de Bordeaux Anthony Bancarel est renvoyé par La Dépêche du Midi sur la rétrogradation administrative de son ancien club.

Vous avez joué 3 ans à Bordeaux, quel est votre premier sentiment le lendemain d’une telle annonce ?

Malheureusement on est étonné sans l’être vraiment. Ça fait quelques années que la situation est chaotique… Même l’aspect sportif était complètement bouleversé et cette dernière année en est la preuve. Les bruits de couloirs s’avèrent une réalité, c’est dur.

Mais est-ce que ça va permettre à un club de distribuer sur de bonnes bases ?

On sentait qu’il fallait qu’il y ait plus qu’un électrochoc.

L’annonce était redoutée, mais là le couperet tombe réellement, c’est dur à encaisser ?

Exactement… C’est un choc. De plus, quelles sont les personnes qu’y croyaient réellement au sein du club ? Ils sont peu nombreux. Car rapport à ce que Bordeaux a vécu ces dernières décennies, c’était difficilement imaginable. Maintenant, il faut vraiment qu’il y ait un autre état d’esprit qui voit le jour.

Voir un club historique comme les Girondins descendre en National 1 ou pire, est-ce une crève-cœur ?

Il faut se poser les bonnes questions. Cette saison, Lyon rejoint le cercle des trois fermés de clubs qui comptent plus de 1000 victoires en Ligue 1 avec Nantes, Bordeaux et Saint-Étienne. Et ces trois clubs ont été ou sont en difficulté actuellement. On se pose des questions sur la gestion de ces icônes du football français. Je pensais qu’un aspect du prix en charge de la Fédération et de la Ligue à prendre en compte. Non pas pour favoriser ces clubs mais pour que les racines de ces clubs perpétuent leurs états d’esprit. Aujourd’hui, les Girondins de Bordeaux ne ressemblent plus à ce qu’ils étaient avant. C’est devenu un enjeu économique.

À qui la faute selon vous ?

C’est un peu tout le système qu’est à revoir à mon avis. Où étaient les garanties financières ? Quand on va faire un crédit à la banque on nous demande des garanties. Avec Bordeaux on dirait qu’il n’y en avait pas. À juste titre, il n’y a pas eu de problèmes durant les dernières décennies et d’un coup ça tombe. Il y a beaucoup d’incompréhension.

Comment le club peut-il sortira-t-il d’une telle saison ?

Il faut un soupçon de hasard et d’inconscience. Il sera statué que la partie du club des jeunes et leurs associés avec des personnes expérimentées se retrouvent directement au travail suite à cela notamment à Toulouse. Pour l’avoir vécu, on ne s’est pas interrogé sur le résultat in fine, on a travaillé à 100% et petit à petit on a intégré une nouvelle histoire sans penser aux conséquences négatives s’il n’y avait pas eu de monter.

Bordeaux rejouera-t-il un jour une finale de la coupe UEFA comme vous l’once à votre époque ?

Ils ont déjà joué en Ligue 2. Mais s’il ya liquidation judiciaire la Nationale 3 c’est loin. À Bordeaux, il y a une histoire, des passionnés, des amoureux, des connaisseurs… Ça prendra le temps qu’il faudra. Quand Bordeaux le considère dans son histoire, lui et son aura peuvent guérir plus qu’il ne lui permettront de redevenir le club qu’il est. Dans le sud-ouest il va manquer quelqu’un maintenant…

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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