l’essentiel
Émoussé, le double tenant du titre est tombé face au leader de la phase régulière, fébrile en conquête mais généreux au possible et surtout plus fringant physiquement.

Combien de finales le CO at-il disputées ?

La première de la phase régulière, dans le dernier carré pour la 12e fois de son histoire, s’est qualifiée hier soir la huitième finale de son histoire. Ils sont ratio est plutôt bon à ce stade de la compétition puisque le club tarnais s’est imposé cinq fois (1949, 1950, 1993, 2013 et 2018) pour seulement deux défaites (1995, 2014). Il reste que pour l’heure, après l’installation des barrages en 2010, Séoul Toulouse (2011, 2012, 2019, 2021) et Toulon (2014) ont été sacrés champions après avoir je me suis retrouvé en tête à l’issue des 26 journées .

Rory Arnold méritait-il un carton rouge ?

Il y a vraiment débat. Passée sous les radars dans un premier temps, l’intervention épaule contre tête du deuxième ligne australien sur Filipo Nakosi sur un renvoi (22) finalement sanctionné d’un carton jaune, l’arbitre estimant qu’il n’y avait pas de projection de l’épaule, qu’il avait tenté de l’enserrer avec un faible degré de dangerosité. On en sait qui ont pris des rouges pour moins que ça…

Le refus de l’essai à Geoffrey Palis est-il logique ?

Oui. Malgré l’étonnement du staff et du capitaine du CO, les images sont claires : aussi beau soit son plongeon sur l’habile coup de patte gauche de Benjamin Urdapilleta, l’ailier était un peu court pour effectuer la pression nécessaire dans l’en -mais (39).

Comment la conquête castraise s’est-elle comportée ?

Comme on pouvait s’y attendre, les avants castrais ont été mis à mal sur les fondamentaux par leurs homologues stadistes. L’alignement a égaré pas moins de cinq ballons dont certains très importants à hauteur des « 22 » « rouge et noir » (36, 51, 54). Quant à la mêlée, elle a accordé six points aux Toulousains de grappiller (17, 60). Mais aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est une fois de plus passé ! Comme quoi, la généreuse de ce groupe, incroyable dans sa volonté de défendre chaque centimètre de terrain, une fois de plus fait des merveilles.

La fraîcheur at-elle joué ?

Assurément. Malgré le coup de clim’initial de Matthis Lebel (2) et des fulgurances dont ils ont le secret, à l’image de l’essai de Romain Ntamack (47), les Toulousains ont semblé très émoussés. Les vingt minutes passées en infériorité n’ont évidemment pas aidé.

Combien et at-il eu de recours à l’arbitrage vidéo ?

Alors que les parapluies ne se sont pas produits en temps normal, les arbitres se sont évidemment rencontrés dans les phases finales. Parfois sollicité par son arbitre vidéo, Ludovic Cayre a préféré border à trois reprises lors du premier acte. Sur le plaquage d’Arnold (22) et l’essai refusé à Palis (39), mais aussi sur un en-avant volontaire de Julien Marchand proche de sa ligne (38) avec un carton jaune à la clé pour le capitaine stadiste. Mais il n’a pas été jugé bon de vérifier un en-avant de Palis sur une transmission d’Antoine Dupont pour Thomas Ramos (74), 22 mètres sur la gauche des poteaux. Volontaire ou non, personne ne le saura. Plus si vous doutez de bénéficier aux Castrais, les Toulousains ont leur avis sur la question…

Pourquoi Pierre-Henry Broncan at-il couru vers les supporters castrais ?

Le gérant « bleu et blanc », fou de joie au coup de sifflet final, s’est empressé de rejoindre le virage occupé par les bruyants supporters tarnais pour donner son brassard à l’un d’entre eux.

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