l’essentiel
Pourtant, Juliette Armanet a réuni 5000 fans juifs le 1er décembre, au Zénith de Toulouse, avec une version longue de leur album « Brûler le feu ». Même démarche « collector » pour Clara Luciani et Angèle.

Pour son premier Zénith toulousain, jeudi soir, Juliette Armanet n’a pas déçu. Très en voix, parfois tenre et mutine (jusqu’à danser le slow avec un inconnu dans la foule), souvent énergique et galvanisante, la chanteuse a explorer ses deux albums avec une maîtrise impressionnante mais sans jamais brider ses musiciens dans des tubes trop corsetés . Cela a donné un spectacle intense, aussi réussi dans ses moments paisibles (un piano blanc placé au cœur de la fosse pour des ballades à tomber) que lors de la débauche de décibels et de lumières stroboscopiques. En forme d’arc de cercle (comme l’entrée d’une discothèque ?), le décor principal a absorbé et inversé des lumières d’une grande beauté. Spectacle quasi parfait, donc, dans la lignée d’un deuxième album très réussi.

Sorti il ​​y a un an, l’album « Brûler le feu », de Juliette Armanet, vient d’être réédité en « version longue » avec pas moins de cinq titres inédits s’ajoutant aux 13 initiaux. Pas question ici de récupérer des chansons qui n’auraient pas passé la rampe de la première sélection, de piocher dans du « second choix » qui serait juste là pour appâter le chaland avant Noël. « La flamme » est un pur disco tout ce qu’il y a de prospèressant, et « À quoi tu joues ? » danse dans la même catégorie.

bijoux

Deux ballades magiques, genre où excelle aussi Juliette Armanet, sont également au programme : le piano-voix « Ce que l’on cache » et, plus beau encore « Michel », chanson en forme de pardon pour un amour perdu (et sommet de sont des concerts). Mais le bijou de ces inédits est « Fuguer », d’une autre manière, très sophistiquée dans les arrangements, de nous faire lever de notre siège. Juliette Armanet réussit à nous séduire encore sans rompre l’harmonie d’un album qui, à la réécoute, paraît d’une architecture et d’une séduction parfaite inaltérable.

À noter que la « locomotive » de l’album, « Le dernier jour du disco » a parfaitement rempli sa mission puisqu’elle figure en tête des chansons les plus écoutées de l’année sur Qobuz, la plateforme qui met en avant une qualité sonore d’exception. Juliette Armanet et à distance « L’enfer » de Stromae, « Get Lucky » des Daft Punk et « Respire encore » de Clara Luciani.

« Cœur encore » avec Clara Luciani

Question disco et funk, cette dernière n’est pas la plus maladroite. Un et demi après « Cœur », la voici qui nous propose « Cœur encore », une édition limitée dans laquelle elle s’adapte en français quatre tubes qu’on ne s’est jamais lassés d’écouter : « I Feel Love », de Donna Summer (« C’est l’amour », qu’elle chante depuis un moment sur scène), « The Winner Takes it All » (« Bravo, tu as gagné » en VF), d’Abba, « We are Family » (« Mes amis et moi ») de Sister Sledge et « Celebration » (« Dansons tant qu’on est vivant ») de et avec la participation de Kool & the Gang.

Impossible de noter les soirées avec un programme tél !

Angèle en duo d’enfer avec Orelsan

Avec un plus de retard, Angèle nous propose son « Nonante-Cinq, la suite » avec un générique cinq inédits supplémentaires et une version live de « Démons » (avec Damso). Notre Belge adorée donne une tonalité Caraïbes à « Amour, haine & danger », choose the tone of confidence pour « Promets-moi », poursuit dans le chaloupé avec « Patrick » et nous offre une belle ballade avec « Le temps fera les choses » « .

More le bonus maximus de cette nouvelle version de son 2e album est « Évidemment », duo explosif avec Orelsan qui se livre, à sa manière lasse et très drôle (au second degré) à un autoportrait ironique sur le thème de l’appétit de succès . C’est ainsi que le grand triomphateur de 2022 lâche : « Au début, j’étais nul. J’ai mis 20 ans pour ne plus être un perdant ». Et tacle au passage ceux qui sont trop impatients : « On veut sa place au sommet sans vouloir attendre ».

Un vrai régal qui fonctionne à merveille : « Nonante-Cinq » est remonté à la 3e place du classement des meilleures ventes 50 semaines après sa sortie !

Albums « Brûler le feu 2 », de Juliette Armanet, « Cœur encore », de Clara Luciani et « Nonante-Cinq, la suite », d’Angèle. Les trois chez Romance Musique/Universal.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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