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La direction mise en place par le directeur général Claude Atcher est sous le coup d’une enquête. Certains salariés et ex-salariés parlent de « régime de la terreur ».

Le comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023, dont le directeur général, Claude Atcher, est à l’origine d’un « profond malaise social » vu par les salaires de l’instance, tangue à Un peu plus d’un an du Coup d’envoi du Mondial en France.

Dans un long article paru mercredi dernier, L’Équipe, avec forces détails, avait raconté le « management par la terreur » mis en place par Atcher et sa cheffe de cabinet au sein du Groupement d’intérêt public (GIP) France-2023, où se mêlent burn outs, démissions et crises d’anxiété. Le porte-parole du ministre du Travail Olivier Dussopt a confirmé mardi 28 juin que l’enquête de l’inspection du Travail au siège de France-2023 avait « commencé » mais qu’il n’y avait pas de « retour à ce stade ».

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Contact, France-2023 n’était pas en mesure en début d’après-midi de commenter cette information. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra, à l’origine de la saisine de l’inspection du Travail dès la sortie de l’enquête du quotidien sportif, redit dimanche au micro de RTL, sa préoccupation, affirmant avoir « exigé qu’ils concluent (lui) soient communiqués rapidement ».

Le ministre par ailleurs a qualifié de « rumeur » le remplaçant éventuel d’Atcher par l’ancien Premier ministre Jean Castex.

« Gestion paternaliste »

C’est dans ce contexte que la Fédération française de rugby (FFR), actionnaire à 62% du GIP aux côtés de l’État (37%) et du Comité national olympique et sportif français (CNOSF, 1%), va enfin se réunir de semaine à Marseille sont des congrès annuels.

Le XV de France, en tournée au Japon, sera encore dans le train de ferrailler avec les Brave Blossoms à Aichi quand une assemblée générale extraordinaire, avec à l’ordre du jour, une « modification des statuts et du règlement intérieur de la FFR », s’ouvrira samedi à 9h30 au Parc Chanot, en présence du Président Bernard Laporte.

Elle se tiendra à 10h00 à partir d’une AG ordinaire, au cours de laquelle seront présentés le rapport moral de la FFR, le budget prévisionnel 2022-2023 et, étonnamment, un « point d’étape France-2023 ». Atcher sera-t-il présent ?

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Après la publication de la rencontre de L’Équipe, le directeur général de France-2023 se fait discret : il s’est fait remarquer absent en tribunes au Stade de France qui sera vendu le 24 juin, pour la finale du Top 14 entre Castres et Montpellier.

Lundi, j’ai affirmé aux Echos être « satisfait que l’inspection du travail arrive bientôt » et que je « réserve des commentaires sur les cas évoqués », reconnaissant une « gestion paternaliste ». Dans la foulée de la saisine de l’Inspection du travail, la FFR a convoqué jeudi dernier le Comité économique et social (CSE) de France-2023, au terme autorisé ont été décidé la mise en place d’un numéro vert « afin de garantir une traçabilité des signalements de manière anonyme », ainsi qu’un « audit social ».

« sordide »

Membre du comité directeur de la FFR et président de la Ligue d’Ile-de-France, Florian Grill a qualifié de « sordide » la gestion exercée par Atcher vis-à-vis de ses collaborateurs. « Ce qui me shock le plus et m’inquiète, c’est que la totalité des témoins le font à visage cache: on n’est plus dans l’anecdotique, il s’agit d’un système », j’ai estimé l’ élu d’opposition, interrogé par l’AFP. « Sans compter que ce n’est pas sans conséquence sur l’image du rugby en France et à l’international ». World Rugby, l’instance dirigeante du rugby mondial, est également officiellement d’accord avec la dernière de ses « préoccupations » auprès du conseil d’administration de France-2023 et de la FFR.

Dans Les Echos, Atcher a estimé qu’une « cabale » visait à le « mettre hors-jeu ». Concernant des soupçons de favoritisme autour du sponsoring du XV de France, il comparaîtra en septembre, avec le président de Montpellier Mohed Altrad -dont le groupe est sponsor maillot du XV de France- et Bernard Laporte, devant le tribunal correctionnel de Paris pour « recel d’abus de confiance », « abus de biens sociaux » et de « travail dissimulé par dissimulation d’activité ».

La justice le soupçonne d’avoir notamment versé, entre 2017 et 2018 via les prestations inexistantes payées à sa société Score XV, environ 80 000 euros que Laporte aurait détournés au préjudice de la FFR.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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