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Les contaminations au coronavirus SARS-Cov-2 sont reparties à la hausse, notamment en Occitanie, pourraient craindre l’apparition d’une 7e vague cet été.

Et aura-t-il une 7e vague épidémique de Covid-19 cet été ? La question reste sans réponse de tous les esprits du fait que la charrie a des inquiétudes, du fait de la hausse des contaminations au SARS-CoV-2 vérifiée par Santé publique France. Même le 11 juin, le taux d’incidence était de 368,2 pour 100 000 habitants en France, à +52,4% en 7 jours. Au 14 juin on comptait 65 425 nouveaux cas confirmés soit +462.7% en sept jours ! Autant je dirai que la hausse est significative même si elle ne se traduit pas en termes d’hospitalisation : au 10 juin, à raison de 2 589 hospitalisations sur les 7 derniers jours (+3%) et 301 admissions en soins critiques sur la même période (- 3,5 %).

La situation épidémique en Occitanie
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En Occitanie, la dernière communication de l’Agence régionale de Santé (ARS) a publié mardi soir l’état d’une « nouvelle accélération des contaminations ». » « Le nombre de nouveaux cas de Covid a augmenté de 56 % en une semaine dans notre région. A ce stade, la situation reste stable en milieu hospitalier : plus de 1.000 personnes atteintes du virus sont actuellement hospitalisées en Occitanie », assure l’ARS, précisant que 19,6% des tests effectués sont positifs ces dernières années et que la région comptait en moyenne 3 034 cas positifs par jour du 7 au 13 juin.

« La pandémie n’est pas terminée » rapporte le directeur général de l’OMS

Si le sous-lignage BA.2 du variant Omicron est majoritaire en France (80% des séquences au 23 mai), la détection de BA.4 (1,1%) et BA.5 (18%), qui sont partis pour la durée frappée l’Afrique du Sud et le Portugal, sont en augmentation d’après la dernière enquête Flash de Santé Publique France. Vont-elles dès lors se développer en France et ailleurs en Europe ?

C’est toute la question qui inquiète les autorités. « L’avantage de croissance entre BA.4, BA.5 et BA.2 est comparable à celui de nos observations entre BA.2 et BA.1 au mois de mars », précisait auprès de Libération le chercheur Mircea Sofonea, épidémiologiste Montpelier. De fait chaque nouvelle génération du virus se transmet plus vite que la précédente…

La situation en France et dans 6 pays d'Europe

La situation en France et dans 6 pays d’Europe
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« La pandémie n’est pas terminée, et nous continuerons à tant vous dire qu’elle ne sera pas terminée », a déclaré la semaine dernière le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. S’il était convaincu qu' »au niveau mondial, le nom des cas et le nombre de notifications dus au Covid-19 continuent de baisser », il a également pointé la faiblesse de la vaccination. «Près de 18 mois après l’administration du premier vaccin, 68 pays n’ont toujours pas atteint une couverture de 40%» à-il déploré, alors même que «l’approvisionnement en vaccins est désormais suffisant. »

Ce rebond épidémique, s’il est confirmé et s’amplifie comme cela s’est produit au Portugal, met la France sous pression, notamment son système hospitalier. Car si les services de réanimation devaient pouvoir tenir le choc, ceux des urgences, en retour, sont dans une situation plus compliquée. Confrontés à des pénuries de personnel, ces services sont récemment mis en grève pour protester contre le manque de moyens et plusieurs d’entre eux sont déjà autorisés à fermer durant la nuit cet été, alors même qu’ils sont en première ligne pour gérer l’ arrivée de personnes contaminées. Un engorgement aux urgences et c’est tout l’hôpital que se grippe…

Le régime de « sortie de l’état d’urgence sanitaire » doit s’arrêter le 31 juillet

Pour le gouvernement, la survenue d’une nouvelle vague épidémique au cœur d’un été que les Français et les professionnels du tourisme et de l’événementiel espéraient enfin «normal», tomberait au moment même où le régime de «sortie de l’ état d’urgence sanitaire » doit s’arrêter, le 31 juillet. « Il n’est pas aujourd’hui question de prolonger le régime d’urgence sanitaire », à affirmé la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, mardi. Un nouveau texte a été présenté en Conseil des ministres, le 22 juin, pour « pouvoir rester vigilantes à l’endroit de la remontée possible du Covid-19 ».

« On ne va pas présenter un texte qui prolongera l’ensemble des dispositifs de crise existants, avait déjà déclaré Olivia Grégoire, le 8 juin. On n’est pas sur le pass vaccinal, l’état d’urgence, etc. Ce qui nous importe est de nous assurer qu’on est en mesure d’intervenir si nécessaire, avec la mise en place de mesures de si freinage la situation était amenée à amélioré, voire à dégénérer post-31 juillet. »

Outre l’appel répété des autorités sanitaires à renouer avec le respect de gestes barrière, et la question de la généralisation d’une 4e dos de vaccin, un retour des restrictions (port du masque, jauges, pass sanitaire…) est donc envisageable…

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