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Des centaines de personnes se sont constituées parties civiles au procès d’Air France et d’Airbus suite au crash du vol A330 Rio-Paris où 228 personnes ont perdu la vie. Parmi ces parties civiles, la famille de Céline Guittard, une hôtesse de l’air albigeoise de 34 ans, décédée dans le crash aérien.

Dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009, le crash de l’Airbus A330 reliant Rio de Janeiro à Paris a réuni 228 passagers et membres d’équipage. Il aura fellu 13 ans pour que les familles des victimes voient s’ouvrir un procès.

Airbus et Air France ont été jugés par un tribunal de Paris pour homicide involontaire après le lundi 10 octobre. Un processus qui aura lieu juste avant le mois de décembre. 489 personnes se sont constituées parties civiles. Parmi ces parties civiles, les membres de la famille de Céline Guittard, jeune femme de 34 ans originaire d’Albi, que faisait partie du personnel navigant d’Air France après un environ.

La jeune hôtesse de l’air était en congés, et en avait bénéficié pour rejoindre un ami réunionnais à Paris pour embarquer ensuite à destination de Rio. Céline Guittard a vécu une partie de sa jeunesse à Albi avant d’habiter plusieurs années à la Réunion , puis à Paris.

Elle revenait souvent en terres albigeoises pour voir ses amis et sa maman Danielle, qui habitait toujours ici à l’époque. « La famille attendait avec impatience le début de cette audience. Ils en attendent à la fois beaucoup et relativement peu. Beaucoup, car ils espèrent, de la part d’Air France et d’Airbus, une prise de conscience. Qu’Airbus est conscient des défaillances qui peuvent exister et modifie ses façons de faire dans le futur, pour qu’une telle catastrophe ne reproduise plus », explique Maître Bénédicte Papin, avocat de la famille de Céline de Guittard.

Une vocation des voyages très tôt

Avec les 227 autres victimes du crash, le corps de la jeune albigeoise n’a pas pu être retrouvé suite à l’accident. Ce n’est qu’un an et demi après ce désastreux 1er juin 2009, le 7 novembre 2011, que 103 dépouilles ont été repêchées.

Parmi elles, le corps de Céline Guittard. Danielle Guittard, sa mère, confidente à l’époque : « Je n’avais pas du tout envie qu’on la retrouve. Je préfère qu’elle reste dans son avion». Cette mère s’était faite à l’idée, au-delà de la douleur, que l’océan soit le tombeau de sa fille. Mais, reconnaissait-elle, « sans corps, je tu sais bien qu’il est difficile de faire complètement le deuil. Et ceux qui ont aimé Céline vont pouvoir venir lui rendre hommage ».

Ainsi, des obsèques ont eu lieu au crématorium d’Albi le 28 novembre 2011. Avec une vive émotion, sa famille et ses amis s’étaient recueillis auprès de son cercueil ce jour-là. Danielle, sa mère, Jules son frère, Sandrine sa belle-sœur… Sa famille, ses amis, au total, une centaine de personnes étaient présentes.

Ce procès ravive certainement pour tous ces proches de douloureux souvenirs. « La famille attend beaucoup donc, réprimande Me Papin, mais relativement peu aussi. Peu dans le sens où beaucoup de choses ont déjà été dites, les rapports ont été largement disséqués, les boîtes noires décortiquées. On connaît les causes de l’accident déjà. On n’attend ni le pourquoi, ni le commentaire. Mais la question de la formation des pieux qui sera bien abordée sera cruciale, nous assistons à ce moment avec impatience. Là encore, pour être sûr que tout est mis en œuvre pour éviter à nouveau un tel drame ».

Le 11 février 1975 à Albi, Céline Guittard a passé toute sa jeunesse dans le Tarn. Elle avait vécu 20 ans à Castelnau-de-Lévis, au hameau de Jussens, avec sa mère Danielle et son père Claude, décédé en 1999. Céline a suivi ses études au collège Bitche puis au lycée Bellevue. Sa vocation des voyages lui est venue très tôt. Ils sont bac en poche, c’est aux USA qu’elle ira parfaire son anglais Pendant 1 an. À son retour, elle passe un BTS de tourisme. Sa première expérience professionnelle se déroule sur l’île de la Réunion, à Look Voyage puis à Air Austral en 2004. En 2008, Air France l’embauche comme hôtesse de l’air.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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