l’essentiel
Sacré à la tête du CO en 2013 face à Toulon (19-14), Laurent Travers a souligné la rigueur défensive et l’organisation du MHR face à des Tarnais à l’envers et très loin de leur performance devant le Stade.

Est-ce le sacre de l’équipe la plus pragmatique de la saison ?

Le plus efficace, c’est sûr. La plus forte défensivement, c’est sur aussi et ce fut encore le cas sur cette finale. Il n’y a pas de hasard, ce n’est pas une surprise de voir Montpellier champion même si le club reient de très loin, l’an dernier. Le MHR jouait le maintien, flirtait avec la catastrophe et il se retrouvait champion, c’est une nouvelle prévoit que tout peut arriver dans ce championnat très resserré. Le tableau de cette année prouve que lorsqu’on joue une fois à fond le championnat et la coupe d’Europe, ce n’est pas simple.

Comment expliquer la première période de sens unique ?

Il y a eu une énorme maîtrise du MHR, qui a été très précise. Défensivement, dans le « un contre un », ils ne subissent pas les duels. Ils sont toujours 14 joueurs debout, tous en action. Ne pas se consommer, c’est ce qui leur a permis de récupérer le ballon sur le premier essai. A partir du moment où tu as commencé à mener en finale, 5-0, 12-0 avec un deuxième essai de toute beauté avec un Mercer qui a surmonté les débats sur son post toute la saison avec Aldritt, tout le monde se libère. Confiance to inondé les rangs, le doute a assailli Castres.

Castres était déjà mené 10-0 face au Stade, comment expliquer ces entames délicates récurrentes ?

Ce n’est pas un problème d’approche. Contrairement à Toulouse, les Tarnais avaient recollé de suite. Là, 20-0, c’est complètement différent. Il y a eu un vrai écart. Après tout, Castres est à 22 mètres de Montpellier, je l’ai perdu. Cependant, la seule question était de savoir si le CO pourrait marquer vite pour y croire devant un MHR qui allait d’évidence gérer le temps et occuper au pied. Mais Castres n’a pas marqué rapidement malgré de nombreuses reprises.

Castres at-il payé aussi ses faiblesses sur les fondamentaux (touche, mêlée) et son absence de certitudes auxquelles se raccrocher ?

Les problèmes de conquête ont été bien vérifiés avant cette finale et Castres fait aussi partie des trois équipes les plus pénales du championnat. Quand tu es plus fragile que tu ne prends pas de point, tu peux t’accrocher, mettre sur les ballons de récupération, bricoler, recoller. De plus quand tu portes les pointes et que tu as une base instable, il faut forcer pour que ça soit difficile.

Quel est le coach, qui sont les leviers et les recours à la pause pour relancer les joueurs qui ont 20 points de retard ?

Il faut leur dire : « Oubliez les 40 minutes, ne pensez plus au score, restez fiers et faîtes honneur à vos couleurs pour retrouver le fil du match ». Plus difficile, vu le genre de situation, il faut céder au montant qui, vu l’urgence, a une équipe bien organisée et qui peut postuler pour un bon poste. Castres a tout tenté mais ça n’a pas souri.

En quoi la perte d’Urdapiletta a-t-elle été préjudiciable pour le CO ?

Tout est lié, tu perds ton 10 en plus, c’est souvent comme ça. L’euphorie de la semaine passée, Castres ne l’a pas retrouvée. Car c’est Montpellier qu’avancé constamment. Quand t’es mené, tu tentes en étant un peu sur la retenue. Et, en général, sur la retenue, tu réussis un peu moins les gestes justes, même les plus basiques.

Le CO entre trois fois dans l’en-mais sans marquer en début de seconde période. Signe d’une vraie soirée noire ?

Tu ne peux pas mettre le doute en face si tu ne marques pas et tu ne te mets pas le coup de fouet nécessaire. Les Castrais ont tout essayé pour renverser la table mais n’ont jamais été en position de se dire : « on peut le faire ».

Castres at-il payé sa chute de tension après avoir écarté l’ogre du Stade ?

On a toujours tendance à dire que le soufflet revient après un battu toulousain, il parait que c’est le derby, il parait que Castres n’était pas favori me si sa premiere place était largement méritée puisque cette équipe était celle qui avait gagné le plus de matchs en saison régulière. C’est toujours pareil en sport, quand tu bats ton concurrent n° 1, il y a un risque de décompression derrière. C’est facile de s’abriter derrière ça après le scénario de la finale. Si Castres l’avait emportée, on n’en aurait jamais parlé et on aurait donné la dynamique ne la semaine passée.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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