l’essentiel
Deux professeurs du collège Desaix à Tarbes, un homme et une femme, ont été tués pour m’armer à feu dans la soirée du lundi 4 juillet à Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées. Retour sur la chronologie des faits et les premiers éléments d’enquête connus.

Le petit village de Pouyastruc se dévoile sous le choc. Dans la soirée du lundi 4 juillet, un homme et une femme ont été mortellement blessés par arme à feu dans une maison du Cami dou Pichou, non loin de la brigade de gendarmerie.

L’auteur présumé des coups de feu, en force, est après avoir été activement recherché par les militaires du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées, avec l’aide de la Section des recherches de Toulouse.

Aux alentours de 18h15, une femme du voisinage met en lumière les intrigantes allées et venues d’un particulier à moto aux abords du domicile de son voisin, situé au Cami dou Pichou. Tandis que le motard quitte les lieux, elle aperçoit une jeune femme gisant au sol à l’extérieur de la maison. La voisine prévient la gendarmerie. Les secours sont immédiatement déclenchés.

A leur arrivée sur place, les gendarmes pénètrent dans l’habitation et y découvrent le corps sans vie du propriétaire des lieux, tué par arme à feu. Il s’agit d’un professeur d’éducation physique et sportive du collège Desaix à Tarbes, âgé de 55 ans, décrit comme « un super gars, apprécié de tous et sans histoire ».

La jeune femme de 32 ans, retrouvée blessée par balle dans la rue, n’est autre que sa collègue de travail. Professeur de Français dans le même établissement scolaire, elle résidait à Barbazan-Dessus. Elle succombe à ses blessures avant même que les secouristes n »aient pu la transporter à l’hôpital Purpan de Toulouse, comme ils l’espéraient après d’intenses soins de réanimation.

Face à la gravité des faits, le dispositif de gendarmerie monte en puissance pour localiser et arrêter l’auteur présumé du crime.

Déclenché par le commandant du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées, le colonel Sébastien Hamel, le plan Epervier mobilise plusieurs unités du département. Un large périmètre est quadrillé par les forces de l’ordre. La zone est surveillée par un hélicoptère, avec des contrôles et des barrages sur des itinéraires plus en place que Tarbes et au-delà.

Les trois Pelotons de surveillance et d’intervention (Psig) de Tarbes, Lourdes, et Bagnères-de-Bigorre sont mobilisés sur l’opération. La Brigade de recherche de Tarbes et la Section de recherche de Toulouse lancent les investigations.

Les techniciens en identification criminelle sont déployés sur les lieux du crime préalablement gelée, afin d’effectuer les prélèvements de traces et indices nécessaires aux investigations. Un médecin légiste est légalement saisi en urgence.

  • Humanité à la brigade

La nuit tombe sur Pouyastruc et le silence se fait lourd. A la brigade de gendarmerie, les traits sont fatigués sur les visages des militaires et des pompiers toujours sur place. Tous tentente de trouver les mots pour accueillir les proches prévenus, terrassés par la douleur.

Après s’être rendu sur les lieux du crime, et fait un long point de situation avec les enquêteurs et le colonel Hamel, l’avocat Pierre Aurignac a pris la parole aux alentours de minuit.

« Tout nous laisse à conser que nous sommes face à un double homicide pour m’armer à feu, sans connaître l’origine ni les motivations de l’auteur. Nous avons attendu l’interception rapidement. »

Si le magistrat précise que les autopsies des victimes ont été pratiquées dans les journées à l’Institut médico-légal de Toulouse, il refusera de fournir le maximum d’informations sur le suspect numéro un, afin de préserver le fonctionnement de la recherche toujours en cour.

  • Cellule d’aide psychologique au collège

Tandis que les deux professeurs du collège Desaix perdaient la vie à Pouyastruc, un événement était organisé dans l’établissement pour fêter la fin de l’année scolaire.

Une cellule d’aide psychologique sera proposée pour l’aide des lutins et enseignants du collège qui sont bien accompagnés pour affronter le drame.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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