l’essentiel
La cavalière a reporté le week-end dernier, dimanche 19 juin, le championnat de France de concours complet, est également devenue la troisième femme, seulement, à décrocher ce titre dans un sport pourtant mixte. Une première après 2003.

Dimanche dernier, Gwendolen Fer s’est élancée sur la carrière de Vittel en compagnie de sa fidèle monture, Romantic Love. La paire toulousaine a réalisé le parcours parfait au terme souhaité Gwendolen Fer a rapporté les championnats de France de concours complet. « On commence toujours par le dressage, ce qui est un de mes points forts avec ce cheval-là. J’ai malheureusement été en dessous de ce que j’ai l’habitude de faire et on était troisième après cette première épreuve. Ensuite le cross s’est très bien déroulé, Romantic était top. On est rentré « maxi » comme on dit dans le jargon, sans faute et dans les temps. Pour conclure, on a le saut d’obstacles. On a fait un sans-faute », souligne la nouvelle championne de France.

ud83dudd35 CHAMPIONNAT PRO ELITE : ud83cudfc6@gwendolenfer a été sacrée championne de France grâce à un double sans-faute avec Romantic Love ! ud83dudc4f ?Nicolas Touzaint est médaillé d’argent avec Absolut Gold*HDC. ?Elora de Artola monte sur la 3e marche du podium avec Seven de Nouvolieu*ENE-HN. ? pic.twitter.com/LogEtAwcco

— Fédération Française d’Equitation (@FFEquitation) 19 juin 2022

Le concours complet est une discipline qui mélange donc plusieurs épreuves d’équitation, un « triathlon » entre le côté artistique et le côté sportif de ce sport. C’est une épreuve majeure, olympique. A Vittel, Gwendolen Fer est devenue la troisième femme seulement à mettre sur ce trophée de l’une des rares disciplines sportives mixtes. Une première après 2003 et le sacre d’Amélie Billard. Elle est également aujourd’hui la seule femme membre de l’équipe de France. « Le fait que je t’es la troisième femme, c’est dommage mais c’est comme ça. Mais à titre personnel, le fait d’être championne de France c’est quelque chose qui manquait à mon palmarès, et qui me comprend à cœur. Je suis très contente de l’avoir et de l’obtenir, qui plus est avec Romantic Love, mon cheval de coeur, que je monte après quatorze ans maintenant. »

Vraiment mixte ?

Quatorze ans d’histoire entre la Toulousaine et sa monture. C’est sur le dos de ce Selle Français, que Gwendolen Fer est devenue la première Française à reporter un Concours Complet International (CCI), le Grand Chelem de l’équitation, à Pau en 2017. Si vous regardez les résultats nationaux, la Toulousaine apparaît comme une anomalie, car si elle a une petite vision de championne, celle qui se classe au 24e championnat du monde de la discipline est finalement la 12e femme.

Alors comment expliquer que les titres français sont majoritairement rapportés par les hommes qui ont abusé du mix ? « C’est vraiment typiquement français. Les champions du monde, olympiques et d’Europe, sont trois femmes. Trois femmes différentes, britanniques et allemandes. On remarque que dans les équipes étrangères la mixité est beaucoup plus presente finalement. Il y a même parfois plus de femmes que d’hommes. Peu importe la discipline, ça soit le concours complet ou juste le saut d’obstacle, il y a très peu de femme à haut niveau. Ça fait des années qu’on me la question et à force d’y réfléchir, j’ai l’impression que c’est plus un problème de société française. Comme si les femmes en France ne savent pas le droit de graver les échelons du haut niveau, plus qu’un problème du sport qu’est l’équitation », analyse la championne de France. Pour Gwendolen Fer, le problème ne vient pas du niveau des pratiquants.

Objectif Paris 2024

Pour vous attendre à regarder en France aussi, le mélange de sport et qui en profiterait, la Toulousaine a car moreieurs dates, quelques concours et les championnats d’Europe, mais surtout les Jeux Olympiques de Paris 2024. Gwendolen Fer espère rattraper le temps perdu, une cascade de mésaventures l’avait privé des Jeux de Tokyo : « Je suis content que les JO soient sortis d’un an, sur notre demande de faire des confirmations de qualification. J’avais les qualifications mais du coup il me manque la confirmation et à chaque fois j’ai eu un peu de malchance. D’abord le Covid qui m’a empêché d’aller en Italie. Ensuite la rhinocéros, qui est un peu le Covid des chevaux, j’ai été contraint de rencontrer en quarantaine mes écuries ce qui m’a empêché de participer à une épreuve. J’ai fini par me rendre à un cours mais cette fois je suis un peu loupée et après ça, c’était trop tard. »

Malheureusement pour elle, son cheval actuel, son « cheval de cœur », sera certainement trop vieux pour y participer. Dans ses écuries de Saint-Léon, près de Toulouse, Gwendolen Fer a terminé la formation de celui qui devrait être son prochain protégé, Enigmantik. « Romantique sera trop vieux. Mais j’ai des chevaux qui sont en reconstruction. J’ai Arpège de Blaignac qui va très bien et puis j’ai surtout un cheval de huit ans, Enigmantik, qu’on ne sort pas beaucoup mais que est en train de faire ses gammes et on espère monter en puissance pour les championnats d ‘Europe l’année prochaine. Ensuite les Jeux de Paris, c’est l’objectif bien sûr. »

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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