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Le CO est passé sur le court de la finale face à Montpellier vendredi soir (10-29). D’habitude si intense, la force collective du groupe a failli, et le sort n’a pas été favorable non plus.

Quand on et pensé, c’est tout de même paradoxal, mais logique à la fois. Peu de joueurs castrais parlaient de « regret » après la rencontre perdue face au MHR. « Bien sûr, on aurait aimé finir sur un titre, soufflait le deuxième ligne Loïc Jacquet. Maintenant, sur le match, il n’y a pas photo. On ne peut pas avoir de regrets quand on voit le score et la physionomie de la fête. Montpellier a été meilleur que nous. »

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Et Castres n’a pas été à son niveau non plus. Très régulier cette saison, le CO a vecu un match très difficile, où rien ne marchait vraiment, comme cela lui est rarement arrivé cette saison.

Même s’il a été une affiche de belles intentions durant les quatre premières minutes, il a enfermé un improbable essai pas loin d’être dans son escénario. Dès lors, les Tarnais ont perdu toute cohérence et sombré, accusant trois essais et vingt points de retard, traînés comme un boulet tout au long de cette finale.

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« L’entame est très compliquée et, derrière, on ne parvient pas à rebasculer », a expliqué le capitaine Mathieu Babillot. A second début de rencontre manquée de rang, après celui contre Toulouse en demi, dans des proportions plus important cette fois. Pendant 20 minutes, les « bleu et blanc » ont essuyé les vagues héraultaises et se sont autant écrasées contre le rideau défensif du MHR, qui a lancé une balle dans le pied.

« Il a déjà eu trop de careences individuelles. Notre collectif a failli.

« On a commis beaucoup de fautes de main, connu une grosse indiscipline, manqué des plaquages. Alors que Montpellier a marqué et tué le match », soulignait Loïc Jacquet. Des noms de ballons ont été tombés à l’entrée des 22 mètres adverses, des lancers perdus également, il est déjà clairement un moment de bascule après ce premier essai, plus douloureux mentalement que comptablement.

Puis Benjamin Urdapilleta s’est blessé, le pompon, l’impression que rien n’irait dans le bon sens. Le CO est de ce fait devenu orphelin d’un buteur fiable, rodé à l’exercice, capable d’engranger des points précieux dans ces périodes délicates.

Car après la sortie de l’ouvreur, et la tentative loupée de Julien Dumora (16 ans), les Olympiens ont opté pour le penalty plutôt que les points, et fait chou blanc à chaque fois. « Lorsque tu perds ton maître à jouer, c’est compliqué. Mais il ne faut pas se cacher derrière ça », tempérait Pierre-Henry Broncan. Le manager faisait écho aux autres manquements de la soirée.

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Des soutiens trop lents, prévenir ainsi d’enclencher les mouvements, et un collectif qui s’est trompé, dépourvu, surtout en première mi-temps, de ce liant qui le rendait si redoutable et lui permet une gestion des matchs, une maîtrise de ils sont rugbystiques. « Notre équipe doit toujours être au taquet pour rivaliser. On ne peut pas avoir de trop nombreux individuels manques, sinon, c’est trop compliqué. Et ça a été le cas ce soir en début de match. Notre collectif a failli », pointait le Gersois, alors que le banc n’a pas non plus apporté autant que d’habitude.

L’amélioration entrevue en seconde période n’aura pas suffi pour se remettre dans le coup, avec deux essais régulièrement refusés, et la réussite qui a parfois accompagné le CO cette saison n’a jamais monté le bout de son nez. Mais être vice-champion de France ne se boude pas. Encore plus après quatre ans sans phase finale.

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Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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