l’essentiel
Après des finales perdues, en 2011 et 2018, le MHR s’est enfin inscrit avec des nominations pour le titre de champion de France. Les Castrais voient même si la malédiction du premier les frapper à leur tour, Toulouse et Toulon ayant jusqu’ici été les seuls à confirmer le classement au Stade de France.

Combien de clubs avaient préféré Montpellier au palmarès ?

Le MHR, qui a sorti le premier Brennus de son histoire, est la 28ème entité à inscrire son nom sur le Brennus bouclier. Au palmarès, il figure désormais, entre autres, au même rang que des clubs comme Quillan, Vienne, Carmaux ou La Voulte.

Quels Montpelliérains avaient déjà agité le Bouclier ?

Ils n’étaient pas bien nombreux dans l’effectif héraultais à voir connus les joies d’une fin de saison heureuse. Avant la soirée d’hier, seuls Guilhem Guirado avec Perpignan (2009) et Geoffrey Doumayrou avec le Stade Français (2015) avaient été sacrés champions de France en étant couchés sur la feuille de match.

La touche castraise a-t-elle été à la hauteur de l’événement ?

Le sans-faute du deuxième acte (11/11) n’aura pas été d’une grande utilité face à la muraille héraultaise. Mieux aurait-il valu assurer les trois ballons égarés au cours du premier acte (2, 31, 33). Ils auraient pu soit mettre en confiance, soit offrir des munitions intéressantes pour revenir dans le jeu. Un jour ou l’autre, il fallait bien que ce manque majeur entrevue tout au long de la saison se paie.

Cette finale at-elle été celle de l’occupation ?

Entre deux équipes qui jouent énormément au pied, on s’attendait évidemment à une partie de ping-pong. Si l’entame tonitruante du MHR a débridé les débats, les six coups de pied échangés lors des 75 premières secondes avaient donné le ton. Et au final, à droite avant un match aux standards habituels des autres équipes : 28 Tarnais (13+15), 31 Héraultais (17+14).

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Est-il logique d’avoir refusé deux essais au CO ?

Oui. Julien Dumora a malheureusement vu Zach Mercer mettre ses bras dans l’opposition (51) tandis que Wayan De Benedittis n’a pas contrôlé le ballon en s’écroulant dans l’en-but (58). En retour, même si M. Trainini assure que tout était OK au sur l’essai de Florian Verhaeghe, il nous semblait pourtant qu’il y avait un en-avant évident sur le déchargement précédent de Bastien Chalureau pour Geoffrey Doumayrou (10). Par ailleurs, après 10 pénalités infligées au cours du deuxième acte, les Montpelliérains, trois indisciplinés au plus fort de la domination castraise, auraient à notre sens la mérite de prendre un carton plus la précoce que j’ai adressée à Nicolaas Janse Van Rensburg pour une plaquage haut ( 63).

Quel accueil a été réservé à Emmanuel Macron ?

Glaciaire plutôt. L’arrivée sur la pelouse du Président a été accompagnée d’une colère sacrée. Il en a été de même à son retour en tribunes. Dans la plus pure tradition des Iliens, les Fidjiens de Castres Raisuqe, Cocagi, Botitu et Nakosi ont été beaucoup plus chaleureux avec le chef de l’État en s’agenouillant devant lui.

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Le protocole est-il trop long ?

Il est même interminable. Entrées sur la pelouse à 20h45, les deux équipes ont difficilement patienté jusqu’à 21h05 pour en découdre, Emmanuel Macron – dont la main droite devait a souffrir – n’étant pas du genre à expédier la présentation des équipes . Pas de quoi expliquer néanmoins la léthargie (et la fébrilité) des Castrais lors de l’entame de match ayant précipité leur chute.

At-on souvenir d’autant de difficultés pour accéder au Stade de France ?

Passe vraiment. Ils s’expliquent par plus d’éléments, notant la programmation du match, un vendredi au lieu du samedi et la grève dans les transports en commun. Même si l’on se sue encore – et nous ne devons pas être les seuls – pour les membres des forces de l’ordre, postes au nom de chaque intersection aux abords du stade, n’ont pas aidé à fluidifier le trafic . Mais on a quand même arrêté le couac de la finale de la Ligue des champions avec des gradins plein et un coup d’envoi donné à l’heure prévue.

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Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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