l’essentiel
Pour la sortie de son premier roman, « Ne me regarde pas ! », Martine Grandjan Marquès ne pouvait rêver meilleure publicité : 70 panneaux diffusés autour de Toulouse. Son frère, qui dirige Affi Capitole, en est à l’initiative. Mais pas tout Séoul.

Donc, c’est elle, la fameuse Martine qu’on a pu apercevoir sur des affiches 4 par 3, en mai dernier, autour de Toulouse, à l’occasion de la sortie de son premier roman « Ne me regarde pas » (MVO éditions).

Martine Grandjan Marquès au profit d’un immense coup de pub, orchestre en douce, du frère Pierre, directeur de la société Affi Capitole, et sa famille. « Mes enfants ont fourni une photo de moi et mon frère s’est occupé du reste », résume Martine Grandjan Marquès.

Une surprise dont elle se souviendra toute sa vie. « Mon mari m’a bandé les yeux et m’a amené devant deux premiers panneaux publicitaires installés, à deux pas de la maison. Quand j’ai découvert les yeux, toute ma famille était là. Ils ont voulu à la fois me fêter mon anniversaire (NDLR : 60 ans) et la parution de mon premier roman. Ce fut l’émotion totale », a déclaré Martine.

Aussitôt, tout le monde cherche à savoir qui est cette Martine. «J’ai fait le buzz sur les réseaux sociaux, dans les médias», se souvient l’auteure.

Ce succès immédiat encourage même le frère de Martine à poursuivre l’aventure. Il imprime alors dans la foulée 70 panneaux. Quand on connaît le coût d’une telle entreprise (environ 5 000 €), on peut mesurer l’attachement qui lie le frère et la sœur. « Nous sommes trois enfants et nous sommes comme ça », dit Martine, en joignant ses deux mains. Sans ce coup de pouce éclatant, le premier roman de Martine Grandjan Marquès aurait mis plus de temps à émerger. « Peu d’auteurs méconnus peuvent se permettre d’avoir une telle campagne publicitaire », à faire palir d’envie à Guillaume Musso.

Premier salon et premier prix

Et il semblerait que ce premier roman, porté par son héroïne Léa, une fille «affligée d’une laideur irregardable», trouve son public. « J’ai ditement pris de plaisir à lire que si je peux en donner un peu à mon tour, je serais exaucée », confie la Frouzinoise, qui vient de recevoir un prix au salon du livre de Mirepoix, en Ariège. Pour un coup d’essai, on ne pouvait rêver mieux.

Grande lectrice, Martine Grandjan Marquès dévore jusqu’à trois livres par semaine. Depuis toujours, elle aime les mots. « C’est moi qui écris les poèmes pour la fête des mères, rédige les discours pour les anniversaires, les mariages et même les enterrements. J’aime ça ! », dit-elle.

Aussi Martine portait en elle, ce premier roman, depuis longtemps. « C’est à la suite d’un coaching avec un ami qui a découvert ce qu’il n’a pas réussi à faire pour donner un sens à mon vendredi, après 20 ans de FFE et 10 ans comme commercial en compagnie de mon frère’. FFE ? « Femme au foyer épanouie », précisément cette mère de deux enfants. Après « 6-7 heures d’écriture non-stop par jour », Martine accouche de son premier livre en quatre mois. À cela sont ajoutés deux mois de relecture. « J’ai poursuivi à deux amies du lire à haute voix. Permettez-moi de revoir la ponctuation, la poésie, les incohérences et surtout de prendre du recul ».

Pimpante et joviale

Originale, joviale, solaire et directe, Martine déborde d’énergie et de fraîcheur. « Je me suis toujours dit : Tu es toi ! », crie le pimpante sexagénaire. Après m’avoir donné son plume à l’encrier, Martine déjà pris goût, elle est dans train de terminar son deuxième roman, elle qui pensait « sincèrement ne plus jamais écrire ». Je ne considère pas comme une écrivaine, Je suis quelqu’un qui écrit. Balayages ponctuels». Dans son jardin, elle transforme les troncs d’arbres morts en crayon et les peintures en rose (sa couleur préférée). « Comme quoi, c’était prémonitoire », conclut Martine.

« Ne me regarde pas », de Martine Grandjan Marquès, MVO Editions, 287 pages, 19 €.. En vente dans toutes les librairies et sur les sites en ligne..

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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