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J’ai gâché les discussions, la crise s’est intensifiée. Au CHU de Toulouse, le personnel des urgences de Rangueil a rejoint les soignants de Purpan dans la grève. La direction est à la contrainte d’accueillir seulement les urgences vitales pour la période du lundi 20 juin à 7 heures et du mardi 21 juin à 7 heures.

Lundi 20 juin, le personnel des services d’urgence du CHU de Toulouse est rentré depuis deux semaines. Après déjà deux épisodes, les lundis 6 juin et 13 juin, soignants campent sur leurs positions alors que des discussions ont été produites avec la direction. « Sur demande 40 pôles supplémentaires. L’adresse nous en propose une douzaine. La grève se poursuivra si la hiérarchie n’accepte pas les revendications des grévistes », prévient Pauline Salingue, déléguée syndicale CGT.

Après le début de la crise, le Dr Béatrice Riu-Poulenc, vice-présidente de la Commission Médicale d’Établissement du CHU, est chargée de la réorganisation des services. « Pour la nuit du 20 juin au 21, seules les urgences vitales seront acceptées. Normalement, une quinzaine d’infirmiers assure le service de nuit. Ils seront plus que deux. Heureusement, pour les cas préoccupants, les sons seront maintenus, car c’est la priorité », appuie le docteur Riu-Poulenc.

Un mouvement rejoint pour les urgences de Rangueil

Comme les autres soirs de grève, les urgences vont devoir tourner au ralenti et filtrer les patients. « On ne peut pas se permettre que ça dure longtemps. Ça fait déjà des soirées que l’on se mobilise pour assurer les soins, mais on est tiigués », avoue Béatrice Riu-Poulenc, qui a piloté la cellule de crise.

Entre les syndicats et la direction, les négociations sont possibles même si le mouvement de contestation s’accentue. Au départ, seulement le service d’urgences de Purpan était en grève. Les soignants ont été rejoints par d’autres services tels que les urgences psychiatriques de Purpan ou le service des urgences de Rangueil. « La situation est devenue préoccupante d’autant plus que les cliniques privées de la ville sont aussi surtaxées. Aujourd’hui, l’accueil des patients est dégradé et c’est la faute de la direction », fustige Pauline Salingue.

Allez-vous assister à un durcissement du mouvement ?

Directement pointé du doigt par les syndicats, le directeur des ressources humaines du CHU de Toulouse, Edourad Douheret, souhaite apporter des explications : « Nous, on espère une sortie de crise. L’enjeu, c’est de renforcer les services là où les activités se développent. On recrutera là où on remarquera qu’il y a un besoin, comme un nouveau binôme ou un aide-soignant pour les urgences vitales». Les ressources humaines affirment qu’il y a déjà eu plusieurs recrutements lors des dernières années. « Sur une trentaine de personnes recrutées en moins de quatre ans », s’est défendu Edourad Douheret.

Pas suffisant pour les syndicats. Dans l’attente de réponses satisfaisantes, ils annoncent poursuivre le mouvement de grève. Ils pourraient être rejoints par d’autres services ou soignants dans les prochains jours.

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