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Une trentaine de personnes impliquées dans un trafic de stupéfiants, organisé dans le quartier des Izards à Toulouse, sont jugées jusqu’à vendredi devant le tribunal correctionnel. Ils ont gagné des dizaines de milliers d’euros par mois.

L’interpellation évoquée par les policiers de la sûreté départementale le 22 juin 2020 reposait sur toutes les mémoires pour deux raisons. L’une concerne le lieu assez insolite. Trois suspects se sont retrouvés à Saint-Tropez, dans une villa d’une valeur de 1 500 € par jour, lorsqu’on leur a passé les menottes.

L’autre est lié à la série de meurtres qu’a suivi ce coup de filet historique. Devant la quasi-totalité du réseau de vente de drogue du quartier des Izards, le plus actif de Toulouse, les forces de l’ordre ont vu les règlements de comptes multiplicateurs. Sur fond de guerre de territoire, trois personnes ont été assassinées au cours de l’été 2020 dans ce quartier situé au nord de la Ville rose.

Deux ans après les faits, treize prévenus, âgés de 21 à 38 ans, sont jusqu’à vendredi jusqu’à jusqu’à vendredi par le tribunal correctionnel pour association de malfaiteurs, trafic de drogue, détention d’arme et blanchiment.

L’enquête menée par la police demarre le 3 février 2020, à la suite d’un renseignement anonyme. Après moreieurs mois d’écoutes, de filatures et d’observation, les fonctionnaires dessinent une organisation digne de PME les most prometteuses.

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Des petites mains rémunérées entre 5 000 € et 10 000 € par mois

À sa tête, deux individus aujourd’hui âgés de 25 et 26 ans. Le duo donne les consignataires à une dizaine de personnes chargées du ravitaillement, de la libraison, de la vente, de compter l’argent et de sécuriser le point de vente. Pour confiser la drogue en vengeance, pas question de ven dans la cité. Le laboratoire est installé à Bruguière, commune située dans le nord du département, ouverte à tous les soupçons. La méthode porte ses fruits. Pour preuve, le chiffre d’affaires est en constante progression. De l’homme à tout faire au simple guetteur, l’ensemble des participants perçoit des mensuels comprend entre 5 000 € et 10 000 € par mois. Pas mal quand on sort à peine de l’adolescence.

Les clients de Mes Brandely, Franck, Joly, Nabet-Claverie, Alfort, Cohen, Debuisson, Derieux, Martin, Parra-Bruguière, Zanin ont tous été pris le 22 juin. Le jour de l’opération, trois d’entre eux sont donc à Saint-Tropez, dans une villa XXL. Sur l’ensemble des arrestations, une centaine de milliers d’euros sont récupérés, voire des pistolets, des voitures et des biens immobiliers. Mais les magistrats et enquêteurs ont toutes les difficultés pour découvrir la provenance de cet argent et des armes. Et cette audience ne devrait pas apporter son lot de révélations. Pour le premier jour, comme souvent dans ce milieu, c’est la loi du silence qui l’emporte. Les prévenus s’échangent des regards, ils chuchotent aux oreilles de leurs voisins mais restent évasifs face aux questions du tribunal. L’un d’eux passera-t-il aux aveux avant vendredi ?

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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