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Un homme de 49 ans, soupçonné d’avoir ouvert le feu sur une victime de 45 ans a été appréhendé jeudi 23 juin au matin, à Bessière au nord est de Toulouse. Selon des témoignages, il buvait beaucoup et pouvait se montrer très violent.

« J’étais il y a 20 heures, heureusement, quand j’ai compris une forte détonation », a rappelé Mathieu, un habitant de la rue des prêtres à Bessières, une commune située au nord-est de Toulouse. Par curiosité, ce trentenaire est sorti dans la rue. « Je suis tombé nez à nez avec mon voisin. Il m’a expliqué avoir tiré sur un homme. Comme il semblait alcoolisé, je ne l’ai pas cru dans un premier temps », poursuit ce témoin.

Pourtant, Frédéric L., 49 ans, ne mentait pas. Ce retraité de l’armé est soupçonné d’avoir I throw a ball dans la tête d’un autre homme de 45 ans ce mercredi soir, peu avant 20 heures.

Il a été appréhendé ce jeudi 23 juin, vers 6h40, après des heures de négociations avec l’antenne GIGN et la brigade de recherches de Toulouse Saint-Michel.

La raison de cette altercation serait futile. Selon les témoignages, ce serait lié à une cigarette non refusée, une version loin d’être confirmée.

Il se baladait avec ses médailles

« Ce ne serait pourtant pas étonnant connaissant Frédéric. Il buvait beaucoup et pouvait entrer dans une colère noire », prédit un riverain.

Selon les témoignages recueillis, ce quadragénaire se présente comme un ancien légionnaire à la retraite. Sans emploi, il vivrait seul avec son chien et passerait la majeure partie de son temps à trainer dans la rue et boire. « Il se baladait dans le village avec une tenue kaki recouverte de médailles militaires et assistait à toutes les cérémonies », explique une autre de ses connaissances.

D’après Mathieu, son instabilité psychiatrique aurait dû faire l’objet d’un suivi plus régulier de la part des médecins. « Il consultait régulièrement des psychiatres. Cela se voyait qu’il avait un problème dans sa vie. Pourquoi laisse-t-on un malade seul chez lui ? Sa maison est dans un état lamentable, c’est malheureux. Frédéric aurait dû être plus surveillé pour contrôler ses excès de violence », estime ce voisin.

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