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Près de quarante enfants de la région Occitanie rapatriés à leur domicile de manche 7 août, et presque autant venus d’Angoulème le seront mercredi 10 août, après plusieurs incidents disciplinaires survenus depuis le 2 août dans un centre de colonie de vacances à Saint-Lary .

« J’ai trouvé les trois injustices pour les autres enfants qui sont pénalisés pour leur mauvais comportement de certains. » Konstantina Moschou, directrice de la colonie « Vacances pour tous du 16 », est trois testée pour la semaine qu’elle et son équipe de 15 animateurs vivent en centre d’altitude de la Charente à Saint-Lary.

Dans le cadre d’un séjour initialement prévu du 2 au 16 août et organisé par la Fédération charentaise des œuvres laïques (FCOL), gestionnaire du site de vacances à Saint-Lary, 87 enfants âgés de 7 à 15 ans ont été accueillis à Saint -Lary Mardi. La moitié venue d’Angoulème, l’autre de la Région Occitanie, traduits à la FCOL par l’Union Nationale des Associations de Tourisme et de plein air (UNAT) Occitanie dans le cadre de l’opération  » 1ers Départs », et d « J’ai promu un partenariat pendant plus de 15 ans.

« L’objectif de ces colonies est de favoriser la mixité sociale et de permettre aux enfants issus de milieux défavorisés de partir en vacances », contextualise la ligne directrice. « Et depuis toutes ces années, tout s’est toujours bien passé. Seulement, dès l’arrivée des enfants le mardi soir, les vacances ont mal commencé. »

Le meneur, les suiveurs

« Un garçon de 13 ans a voulu imposer sa loi », relate la ligne directrice. Après le dîner, l’équipe d’animateurs couche les enfants. Seulement, ce dernier refuse de se plier au règlement, jusqu’à agacer ses compagnons de chambrée. « Ils lui ont demandé d’arrêter de mettre le bazar. Alors il s’en est pris à un autre en le frappant derrière la tête et au visage. » De légères blessures que n’ont pas nécessité de soins particuliers », précise K. Moschou, animateurs et enfants plus qu’alertes, copié insultés et malmenés par le préadolescent.

« En concertation avec les organisateurs, nous avons décidé d’exclure les enfants de l’UNAT. Je suis contacté par eux et ils acceptent la réprimande qu’ils me font. » Plus récemment, l’annonce a été de l’intérêt principal, et il a réprimandé insultes et menaces à la rencontre de l’équipe d’animation, soutenue par l’un de ses camarades et fils. Tant et même si la ligne directrice contacte la gendarmerie.

« Les gendarmes attendent que la situation se calme. Nous avons enfin exclu l’enfant perturbateur et son cousin, rapatriés jusqu’à Béziers en minibus avec trois animateurs. » Pendant deux jours, la couleur retrouve un certain apaisement. Jusqu’au week-end.

Des rumeurs

« Dans la nuit de samedi à dimanche, un nouvel incident a éclaté », déplore la directive. « Le garçon que nous n’avons pas voulu exclure dans un premier temps à pris le dessus sur les autres, et des clans sont formés. Un groupe a voulu attaquer une autre chambrée. Les animateurs ont tenté de canaliser les enfants agressifs mais ils ont eu du mal. Les autres enfants apeurés sont barricadés dans leur chambre en bloquant la porte. »

Les animateurs, âgés de 17 à 21 ans, titulaires ou stagiaires du Bafa encaissent les insultes et les menaces physiques jusqu’à 4h30 du matin. « Lorsque j’ai été informé de la situation le matin, nous avons décidé de rapatrier l’ensemble des enfants d’Occitanie chez eux pour leur sécurité, mais aussi pour éloigner les perturbateurs. Une rébellion éclate à nouveau, la gendarmerie est encore appelée à la rescousse

« Nous n’étions pas préparés à un tel tsunami de haine, et n’avons pas su canaliser cette violence et ce mal-être », s’attriste Jean-François Arrivé-Beylot, responsable du service vacances du FCOL après 2005 , qui précise que les enfants d’Angoulème seront à leur tour rapatriés chez eux le mercredi 10 août. Si vous avez besoin d’en disposer de plein droit en raison de la dégradation d’un plafonnier et de la disparition de télécommandes, je regrette, à l’instigation de la directive, de diffuser de fausses informations sur les réseaux sociaux.

Les vols dénoncés ? « Deux bananes au réfectoire », assure-t-elle. Les enfants d’Occitanie rapatriés sans eau et nourriture ? « Totalement faux » assure Georges Glandières, vice-président de l’UNAT Occitanie, qui a donné des faits « intolérables », rappelant plus de 2400 enfants partent chaque année en vacances grâce à l’opération « 1ers Départs » sans accroc. « Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain », prévient-il.

« Aucune infraction relevée par les gendarmes », a assuré l’avocat d’Aurignac

« Les gendarmes sont intervenus à deux reprises, le 3 et le 7 août, dans ce centre à la demande de la direction », a déclaré le procureur de la République Pierre Aurignac. « Il n’y a pas d’infraction constatée par les forces de l’ordre. »

S’il confirme qu’il est manifestement bien déposé par le FCOL pour dégradant, il cherche à démentir certaines rumeurs. « Si les choses les plus folles ont pu être écrites dans la presse, même un enfant ne s’est pas saisi d’un couteau pour menacer les autres. »

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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