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Trois des quatre individus suspectés dans le meurtre d’Alain Rey, un habitant de Montaigu-de-Quercy retourné à la mort chez lui dimanche matin après avoir reçu des coups de barre de fer dans la tête, ont été relâchés, ce lundi 13 juin en fin de voyage. Séoul, un homme âgé de 20 ans demeure en garde à vue, ce lundi soir. Il devrait être déféré au palais de justice de Montauban en vue de sa mise en examen pour homicide volontaire, mardi 14 juin.

Vingt-quatre heures seulement après la découverte du corps sans vie d’Alain Rey, un habitant de Montaigu-de-Quercy âgé de 62 ans vraisemblablement tué à coups de barre de fer dans son appartement situé rue de l’Hôtel-de-ville , les enquêtes des gendarmes de la cellule criminelle de la section de recherches (SR) de Toulouse progressent considérablement.

Des quatre suspects placés en garde à vue dimanche 12 juin, il n’en reste plus qu’un, un jeune majeur de 20 ans soupçonné du meurtre du sexagenaire. Les trois autres personnes qui sont des voisins et des témoins (indirects) ayant alerté les secours, ont été, pour l’heure, mis hors de cause.

Ils ont toutefois permis aux enquêteurs d’établir une partie des faits de ce dimanche macabre. « Il semblerait qu’il y ait eu un différend physique entre le mis en cause et la victime, sans pour autant que le mobile du meurtre soit parfaitement établi à cette heure », indique, ce lundi soir, le procureur de la République de Montauban Bruno Sauvage.

Hormis la barre de fer retrouvée près du corps du sexagenaire, les premières constatations médico-légales attestant qu’Alain Rey a été frappé à de multiples reprises sur la tête par un objet contendant. « Seule l’autopsie nous permettra de confirmer si cette barre de fer es bien l’arme du crime », précise le magistrat.

« Il dit ne pas avoir le moindre souvenir de ce qui s’est produit depuis son interpellation » (procureur Bruno Sauvage)

Quant au mis en cause, « il dit ne pas avoir le moindre souvenir de ce qui s’est produit depuis son interpellation », révèle Bruno Sauvage. Le jeune homme serait fortement alcoolisé lors des faits. « La veille de leur interrogatoire à 12h20, ils sont soumis à un dépistage d’imprégnation alcoolique affichait encore un taux de 1 gr, plus six heures après le meurtre », renseigne l’avocat.

Cela expliquerait, sans doute, les raisons de cette amnésie. Habitant du petit village de Montaigu-de-Quercy (1 358 habitants, en 2015), il se soupçonne d’être sans emploi, il est connu de la justice. « Il a été condamné pour des faits de violences lorsqu’il était mineur », porte à notre connaissance que le procureur entend désormais ouvrir contre lui une information judiciaire pour homicide volontaire, mardi 14 juin.

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