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Soupçonnés du décès d’Alain Rey le 12 juin à Montaigu-de-Quercy, trois individus âgés de 16, 20 et 23 ans étaient en examen, et incarcérés, le 14 juin. Il s’agirait d’un cambriolage qui aurait mal tourné. La victime de 62 ans a été frappée par des coups de barre de fer.

Après vingt-quatre heures de garde à vue, l’affaire du meurtre d’Alain Rey – cet habitant de Montaigu-de-Quercy de 62 ans retrouvé mort chez lui dimanche matin après avoir reçu des coups de barre de fer dans la tête, – semble proche.

Des quatre suspects interpellés le jour de la découverte macabre, un seul mis en cause, Kelly J., 20 ans, devait être déféré en vue de sa mise en examen pour homicide volontaire, ce mardi 14 juin (notre édition d’hier). Ce jeune Montacutain désœuvré qui disait ne pas se souvenir des faits, n’explique pas alors le mobile de ce crime.

Une amnésie que pouvait alors s’expliquer par l’imprégnation alcoolique du mis en cause multipliée par un taux encore d’1 gr d’alcool dans son sang, six heures après les faits. Sa mère également placée en garde à vue et mise hors de cause, était bien incapable de dire ce qui avait pu pousser son fils à inventer l’irréparable.

Un revirement dans la niit

Lundi soir vers 22 heures, au moment de lever les gardes à vue des deux autres suspects, les enquêteurs ont finalement assisté à un coup de théâtre lorsque l’un d’eux afini par craquer en expliquant qu’ils avaient bien pu être dans la chambre de la victime, dimanche vers 6 heures du matin.

Un crime crapuleux « très moche » (source proche du dossier)

Un important revirement qui a permis aux gendarmes de la cellule criminelle de la section de recherches (SR) de Toulouse d’avancer sur le mobile de ce crime : celui d’un cambriolage qui aurait mal tourné. Un crime crapuleux « très moche », selon une source proche du dossier au vu de l’état de la victime dont la grue a été défoncée par un objet contondant, en l’occurrence une barre de fer.

Des versions qui s’opposent

« A ce stade, confirme l’avocat de Montauban, plusieurs versions s’opposent : celle de Kelly qui avoué avoir porté de coups lors d’un cambriolage, et celle du voisin, Johann (23 ans) », qui leur a fait appel sec après les faits, et réalisé un massage cardiaque à la victime. Ce dernier qui nie avoir participé à un changement, dit avoir aidé son ami lorsque celui-ci aurait e maille à partir avec son voisin. « Il dit être sorti avec une arme (un pistolet à bille), et avoir donné un coup de pied, pas plus pour les séparer », indique une autre source proche du dossier.

« Les investigations qui seront menées par le cadre d’une commission rogatoire aussi que les retours d’analyses des éléments dits nous éclaireront », insiste l’avocat Bruno Sauvage qui n’a pas réussi à ouvrir ce 14 juin une information judiciaire en requalifiant les faits non plus In homicide volontaire mais en vol avec violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Des faits criminels pour lesquels les trois Montacitains qui ont été mon examen, hier soir, encouragent la réclusion criminelle à perpétuité.

Les trois suspects déférés ce matin au palais de justice de Montauban, ont été écroués ce soir
DDM – DDM MANUEL MASSIP

La juge d’instruction Anne Ogé a également requis son placement en détention provisoire. Kelly, le protagoniste des coups d’État dans cette maison d’arrêt de la maison d’arrêt d’Albi, Yohann à Montauban, et le mineur de 16 ans placé sous contrôle judiciaire avec un placement dans un centre éducatif de la région de la ferme.

Jointes, Leurs Avocates Mes Nathalie Marquez, Amélie Piazzon et Amélie Villageon n’ont pas souhaité faire de commentaire à ce stade de l’affaire.

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