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Agissant sur une commission rogatoire de la JIRS de Bordeaux, les gendarmes de la section de recherches de Toulouse soutenus par ceux de la brigade de recherches de Castelsarrasin et du GIR de Toulouse, ont me a vaste coup de filet à Moissac, Perpignan et dans le Var, 5 juillet. Au cœur de cette affaire de délinquance en col blanc, un groupe de nettoyage installé dans le Var. Ce sont des transferts importants de l’Argentine à l’association caritative d’une mystérieuse société domiciliée à Moissac qui a lancé cette enquête en décembre.

Suspectées dans une vaste affaire de blanchiment d’argent, 12 personnes ont été interpellées à Moissac, Perpignan, dans le Var et les Alpes-Maritimes lors d’une vaste opération menée par la section de recherche de Toulouse (SR) avec le concours de la brigade de recherches (BR) de Castelsarrasin, 5 juillet.
Un coup de filet dirigé par le cadre d’une commission rogatoire lancée par le juge d’instruction Mathieu Vignau de la JIRS (juridictions interrégionales spécialisées) de Bordeaux que attenu, pour l’heure, le blanchiment en bande organisée, et l’association des malfaiteurs. Une juridiction qui regroupe les magistrats du parquet et l’instruction spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée, et la délinquance financière dans des affaires présentant une grande complexité.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le montage réalisé par ces délinquants en col blanc a donné du fil à retordre à l’unité de la division délinquance économique, financier et numérique (DDEFN) des gendarmes de la section de la recherche de Toulouse.

Ce sont des transferts importants de l’Argentine à l’association caritative d’une mystérieuse société domiciliée à Moissac qui a lancé cette enquête en décembre. Les gendarmes de la BR de Castelsarrasin sont convaincus que cette société est une « coquille vide », et qu’ils sont responsables dans le fait qu’un gérant de paille, voire un prête-nom pour des activités frauduleuses.

Devant l’ampleur des transactions transitant par la société et les ramifications hors du Tarn-et-Garonne, les gendarmes de la SR appuyés des hommes du GIR (groupe interministériel de recherche) de Toulouse, unité également spécialisée dans la lutte contre la délinquance organisée réunissant policiers, gendarmes douaniers, agents des impôts, de l’Urssaf et de l’inspection du travail, poursuivi les investigations.

Un parcours de quatre hommes amoureux des enquêteurs jusque sur la Riviera vers les dirigés par un groupe spécialisé dans le nettoyage et ayant pignon sur rue dans le Var, et près de Nice. Une partie du chiffre d’affaires de cette grosse entreprise tire dans plusieurs autres sociétés. Des entités que seraient comme celles découvertes à Moissac autant de «coquilles vignes» avec des gérants de paille. Un montage faisant apparaître des individus également sur Perpignan et à qui serait attribuée une activité de sous-traitance des salariés du groupe des plus opaques. « L’objectif principal du montage avec l’autorisation de livrer 2 millions d’euros à l’URSS », indique une source de preuve du dossier. Des dizaines de gendarmes dont onze du groupement de Tarn-et-Garonne ont longtemps perquisitionné le siège du groupe de nettoyage sur la Côte-d’Azur même s’ils domicilient des douze suspects, avant de passer à leurs auditions.

Les suspects doivent être déférés à la JIRS de Bordeaux aujourd’hui

Après quarante-huit heures de garde à vue dans les locaux de la SR à Toulouse, même si dans ceux qui sont prêts dans les unités de Perpignan et du Var, les suspects doivent être déférés devant le juge d’instruction de la JIRS de Bordeaux, ce jeudi 7 juillet en vue de leur mise en examen. L’enquête n’en est toutefois pas achevée, des investigations complémentaires avec des ramifications notamment en Espagne ont dû se poursuivre.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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