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Trois hommes soupçonnés d’avoir dévalisé une vingtaine de commerces de spécialistes dans la vente de matériaux de chantier ont été arrêtés. Il lui a porté préjudice en leur versant 300 000 €.

Équipés d’une disqueuse, ces hommes découpent le bardage d’un magasin d’utilillage de Gaillac avant de les dévaliser. Trois hommes sont actuellement en garde à vue. Ils ont été appréhendés, ce mercredi 1er juin au soir, à leur retour à Toulouse, après un enième changement.

Les enquêtes anticipées par la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse ont démarré depuis plusieurs mois. En mars, le Procureur de la République décide lui-même de confier le dossier à un juge d’instruction.

Au cours de leur enquête, les gendarmes ont étudié le comportement des gens du voyage sédentarisés dans le département de Haute-Garonne. A la force de l’observateur, ils ont découvert une méthode bien ficelée : ces Roumains ciblaient toujours des commerces spécialisés dans la vente des matériaux de chantier de la région. Dans les magasins privilégiés dont les murs étaient en tôle.

Ils forcent le barrage des gendarmes

Lorsqu’ils étaient assis à la fin des prêts, ces hommes faufilaient à la nuit tombée sur les parkings. Puis équipés d’une discoqueuse, ils découpaient patiemment le bardage. Quand cette étape était enfin terminée, ces malfaiteurs entraient dans le magasin pour dévaliser les rayons. Dans leur viseur : le matériel le plus pris par les artisans et souvent les plus chers à la vente… Tout leur butin était ensuite transféré dans une camionnette avant qu’ils ne déclenchent des radars, jusqu’à leur prochain coup. Leurs pérégrinations les ont menés à Fronton, Saint-Gaudens, l’Isle Jourdain et Agen entre autres. Elle préjuge la perte totale de 500 000 €.

Ce mercredi soir, leur dernier fait d’armes à eu lieu à Gaillac. Mais ils étaient étroitement surveillés. Et à leur retour dans la Ville rose, les forces de l’ordre ont tenté de les arrêter. Malgré le barrage des gendarmes, les mis en cause ont continué leur course. Mais ils n’ont pu éviter le stop stick installé sur les voies. La garde à vue de ces professionnels du vol se poursuit ce jeudi.

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