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Une semaine après l’assassinat de Marine Calmette à Saint-Orens-de-Gameville, au sud-est de Toulouse, les proches du meurtrier sont sous le choc. Pour eux, Jean-Luc était incapable de passer à l’acte.

Une semaine après la mort de Marine Calmette à Saint-Orens-de-Gameville, l’enquête progresse. Contrairement à ce qu’a affirmé Jean-Luc lors de son audition devant les gendarmes de la brigade de recherches de Villefranche-de-Lauragais, il ne serait pas venu par hasard dans ce quartier. Des images prises par une caméra le montreraient devant la maison de Marine près d’une demi-heure avant sont une intrusion. Le meurtrier aurait notamment aperçu un jeune homme au domicile de la victime. Une visite dans la lignée des activités esthétiques.

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L’agression mortelle commise par Jean-Luc a eu lieu après le départ de ce client. At-il agi par jalousie ? Au bout de quelques jours, il suspecte d’avoir envoyé de mauvais SMS à Marine. Les militaires procédant actuellement aux vérifications sont sur téléphones portables.

J’aurais accidentellement inhalé des produits chimiques

En assistant aux résultats des investigations, les preuves de Jean-Luc Balayent ont été préparées pendant une minute. Ils ne le pensaient même pas capable d’une telle attaque. « Jean-Luc est une personne calme. Ce meurtre, ce n’est pas lui, c’est impossible », martèle l’un d’eux, visiblement abasourdi. Les témoignages recueillis auprès de ses amis et aciens collègues de travail sont unanimes. Ce grand Antillais, 27 ans, n’avait absolument pas le profil d’un tueur sanguinaire. « Après quatre mois, Jean-Luc a travaillé avec Mégane et Marine dans un restaurant situé à Labège. Entre Marine et lui, c’était parfois un peu tendu mais jamais au point d’en venir aux mains », a assuré un des salariés.

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Un ressentiment confirmé par son casier judiciaire, quasi-vierge. Il porte une seule petite mention pour une simple consommation de cannabis. « Jean-Luc était enfin comme beaucoup de gens. Il n’avait pas de violence en lui », a estimé l’un de ses connaisseurs.

Un autre élément pourrait expliquer son passage soudain à l’acte. La veille ou l’avant-veille du drame, cet Antillais aurait accidentellement inhalé des produits chimiques sur son lieu de travail. Assez pour terminer sa soirée aux urgences, complètement déboussolé. Ils sont avocat, Myriam Merzougui-Lafarge a exigé une expertise psychiatrique plus le lien entre cet événement et la soixantaine de coups de couteau donnée à Marine puis à Lucas, son petit ami, n’est pas établi.

Pour répondre à toutes ces interrogations, les auditions des proches de Jean-Luc et ceux de la victime seront peut-être décisives.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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