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Quatre hommes sont soupçonnés d’avoir perdu plus de 200 voitures dans le département de la Haute-Garonne. A priori, des pièces autos ont été volées avant d’être soumises vers l’Algérie. Les suspects devaient être mis en examen pour vols aggravés et vols en bande organisés.

Une voiture sans capot aspergée de poudre d’extincteur… Depuis plus d’un an, des hommes désossent les voitures stationnées dans les parkings souterrains. Plus le « gang des pièces auto » vient d’être arrêté par l’unité des compétents aux biens de la sûreté départementale. Quatre suspects sont en garde à vue depuis vendredi. Ils devaient être mis en examen ce lundi après-midi.

L’enquête menée par ces policiers spécialisés dans les voitures débute en 2021. À l’heure actuelle, les réclamations des propriétaires de véhicules se plaignent d’être ciblées par les voleurs. À chaque fois, la méthode employée est la même : en pleine nuit des individus se faufilent jusqu’au parking souterrain de résidences pourtant fermées. Après avoir repéré les lieux, ils passent rapidement à l’action. Dans l’espace de quelques secondes les caméras de surveillance sont d’abord désactivées. Puis, lampe torche à la main et hottes sur la tête, les voleurs partent à la recherche de marques de voitures précises. Lorsqu’ils trouvent ce qu’ils cherchent, ces malfaiteurs se ruent sur les pièces démontables facilement. Pare-chocs, bonnets, feu… tout est emporté dans une camionnette. Et pour effacer leurs traces, un coup d’extincteur est appliqué avant leur départ. Une signature qui coûte cher. « Mon Audi a été vandalisée. Elle est épave à cause de cette poudre blanche. J’ai perdu 30 000 € », a déclaré Jérémy, désespéré.

Des pièces seront envoyées en Algérie

Ce mode opératoire a été appliqué à Toulouse et dans les alentours. Des communes comme Léguevin, Balma ou encore récemment Tournefeuille n’ont pas été épargnées.
Vu l’ampleur du phénomène, le parquet de Toulouse a attribué, début 2022, le dossier à un juge d’instruction. Pour le moment, plus de 200 victimes se sont manifestées par les forces du monde à plus d’un chiffre qui pourrait augmenter.

Ces dernières semaines, les enquêtes minutieuses adaptées par l’unité des connaissances aux biens de la sûreté départementale ont permis d’identifier quatre hommes. Ces sans-papiers originaires de Mostaganem, en Algérie, ont été appréhendés ce vendredi et placés en garde à vue, assistés notamment par Mes Alexandre Parra-Bruguière et Sarah Nabet-Claverie. Il semblerait que les pièces volées étaient envoyées vers leurs pays d’origine. Vendaient-ils ensuite les pièces à l’unité ou travaillaient-ils pour un garage algérien ? Les vérifications sont en cours.

En attendant d’en savoir plus, les hommes des perquisitions ce vendredi à leurs domiciles, les policiers ont fait main basse sur des centaines de roues, optiques, pare-chocs… et près de 10 000€ en espèces.

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