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Les contaminations au Covid-19 réparties à domicile en France : le virus est porté par les variants BA.4 et BA.5 qui représentent disormais près de 20% des contaminations dans l’Hexagone. Certains territoires sont plus impactés que d’autres : La Dépêche du Midi fait le point.

La France fait face à une nouvelle reprise de la circulation virale. Au 11 juin, les autorités ont enregistré plus de 17 000 nouveaux cas de contaminations au SARS-CoV-2 : en une semaine, l’Hexagone a également enregistré plus de 23 000 nouvelles infections au Covid-19. Encore loin certes des 360 000 contaminations quotidiennes que nous avions connues en janvier dernier, mais le virus regagne à nouveau du terrain, notamment dans certains départements français.

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C’est le cas entre autres à Paris, où le taux d’incidence, le plus élevé du pays, plafonne désormais à 373 cas pour 100 000 habitants. La capitale fait partie des six départements français où cet indicateur a passé la barre des 300 contaminations pour 100 000 habitants : la Corrèze (356 cas), la Haute-Vienne (326), les Yvelines (311), le Val-de-Marne ( 304) et les Hauts-de-Seine (344). La carte ci-dessous montre ainsi le taux d’incidence de chaque département français ainsi que son évolution en une semaine (S’il n’y a pas de carte visible, merci de désactiver votre bloqueur de publicité).

C’est d’ailleurs en Corrèze que la circulation virale a le plus augmenté ces derniers jours : l’incidence est passée à 60 % en une semaine, entre le 1er et le 7 juin. Viennent ensuite Paris (+44,9%) ou encore la Savoie (+44,3%). Localement, en Occitanie, c’est dans le département du Gard que cette hausse est la plus prononcée (+38,76%), quoique le département de la Haute-Garonne affiche le taux d’incidence le plus élevé de la région (269,82 cas) .

Un rebond porté pour BA.4 et BA.5

Ce rebond épidémique est avant tout porté par deux variantes que gagnent progressivement du terrain dans le pays. BA.4 et BA.5, qui ont été détectés en Afrique du Sud à l’origine, représentent désormais plus 19% de contaminations au virus dans l’Hexagone. Les scientifiques questionnent sur les mutations révélées sur ces deux variantes, petits frères d’Omicron. Ces mutations donnent de précieuses indications sur les éventuelles conséquences de la prochaine vague d’infections :

  • mutation L452R d’abord avait déjà été détectée chez la variante Delta. Il est associé à une plus grande affinité du virus avec le récepteur ACE2 qui permet à un virus d’infecter les cellules humaines.D’autre part, il est associé à une variante plus transmissible qu’Omicron peut nécessiter plus d’une souche associée à une sévérité plus importante.
  • Une seconde mutation appartenant à ces deux sous-lignages pose également la question : il s’agit de F486. Cette mutation « est associée à une diminution de la neutralisation des anticorps et pourrait donc en effet jouer un rôle important dans l’échappement vaccinal ».

Reste à savoir comment ces deux variantes vont se répandre sur le territoire dans les mois qui viennent et quelle incidence elle aura pour les Français. Pour les scientifiques, l’été qui s’annonce est incertain. « Le Covid-19 va retrouver une population qui a perdu peu à peu en immunité. C’est ce qui s’est passé avec BA.2. Dans cette équation à moreieurs inconnues, il n’est pas exclu qu’on ait un return des patients Covid à l’hôpital en plein été », affirme le Dr Benjamin Davido dans nos colonnes ce samedi.

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