l’essentiel
Après les débuts de l’été, la France s’est confrontée à l’été dans un contexte météorologique historique. Les multiples canicules et une sécheresse jamais vues après près de 50 ans ont fait tomber de nombreux records.

Une sécheresse sans fin, un manque de pluie historique, des vagues de chaleurs à répétition… l’été 2022 reste une période unique dans l’histoire météorologique française. Ces éléments se sont combinés avec les noms les plus favorisés des incendies qui ont donné plus d’une région de l’Hexagone après le début de la période estivale. La Dépêche pour utiliser les différentes barres franchisées par cet été sans précédent.

Record des surfaces brûlées dès juillet

Gironde, Hérault, Aveyron, Bretagne… Avec plus de 60 000 hectares brûlés après le début de l’année, la France connaît, dès le mois de juillet 2022, un record de surfaces brûlées, selon le Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS), qui dispose de statistiques comparables après 2006. Et alors que la haute saison des feux n’est pas encore terminée, le bilan provisoire des incendies est au plus haut aussi dans l’Union européenne avec déjà plus de 660 000 hectares brûlés après janvier.

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Une sécheresse record après 1976

L’indice d’humidité du soleil, qui est l’un des indices de sécheresse, est à son niveau normal après le 19 janvier, selon les rapports de Météo France. Et depuis le 17 juillet, cet indice a été enregistré dans le record du niveau de sécheresse vérifié ce même jour les années précédentes.

Encore plus préoccupant : le 6 août, l’indice d’humidité solaire a dépassé dans le même temps le record national absolu de sécheresse observé après 1958, au niveau de la troisième année de 1976. Et quatre jours plus tard, le mercredi 10 août, 93 départements de l’Hexagone ont été Préoccupés par le plan sécheresse, dont 74 ont été placés en « état de crise ». La France a bien fait face à la pire sécheresse rencontrée depuis plus d’un demi-siècle.

La pluviométrie au plus bas

Juillet 2022 à ce dernier, le plus long jamais enregistré en France, après mars 1961, constaté à la suite d’un déficit pluviométrique de 84 % par rapport aux taux normaux de la période 1991-2020.

Il faut remonter à l’année 1976 pour vérifier un déficit pluviométrique plus important qu’en 2022 comme le rapport Le Monde. A 46 ans, 294,2 millimètres de pluie ont été confirmés de janvier à août, contre 332,5 mm cette année.

Un autre record lié à l’eau a été mesuré sur les bords de la mer Méditerranée. La température de l’eau a déjà atteint des sommets cet été. Localement et notamment du côté de Marseille, elle a grimpé jusqu’à 31, voire 32°C. Du jamais vu pour les baigneurs méditerranéens.

Un nom de disque vagues de chaleur

L’année 2022 est aussi un record au nom des jours de vagues de chaleurs, et devrait atteindre 34 jours, contre 23 jours sur l’année 1983 ou 22 jours sur l’année 2003. Mais ce n’est pas un record de sévérité, commenté Jean-Michel Soubeyroux, climatologue à Météo-France. Après 1947, 45 vagues de chaleur ont été désignées en France. Plus « sur les 35 dernières années, elles ont été trois fois plus nombreuses que sur les 35 années précédentes », selon Météo-France. Un signe fort du changement climatique qui est à l’œuvre.

De nombreux records de températures ont été battus au cours du mois de juillet 2022 dans plusieurs localités en France. Pour les lieux, le mercure est grimpé au-dessus des 42°C. Le lundi 18 juillet, c’est notamment la journée des plus chauds du jour avec les records historiques battus aux quatre coins de l’Hexagone, de Brest à Biarritz en passant par Nantes selon Météo France. Le thermomètre indiquait 39,3°C à Brest, 39,2°C à Tarbes, 42°C à Nantes ou encore 42,9°C à Biscarrosse. Le seuil des 40°C n’avait été dépassé qu’une fois dans les années 1960 et une fois dans les années 1970 en France. Il semble voué à devenir plus fréquent.

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Les records toulousains

Ces températures élevées ont également concerné les heures les plus « fraîches », les heures nocturnes. En effet, à Toulouse le thermomètre affichait des records dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 août. 29 degrés ont été enregistrés dans le centre de la Ville Rose cette nuit-là, soit 3 degrés de plus qu’en Andalousie où il faisait 26 degrés au même moment.

Autre record enregistré par Météo-France à Toulouse : les 30 degrés ont confirmé que la ville est montée en franchise 17 jours consécutifs avec une température de 30 degrés. Le record toulousain data de l’été 2006, avec 16 jours en juillet.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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