l’essentiel
Samedi 18 juin à Nice, le Castres Olympique et le Stade Toulousain s’affrontent en demi-finale de Top 14. L’occasion de revenir avec un vieux deux maisons sur l’a choqué en approche.

Quatre ans après sa retraite, David Roumieu, 40 ans, connaît autant que dans sa vie d’avant dans son restaurant la Belloteka à Biarritz. Je suis passé par le Castres olympique puis le Stade Toulousain, le vieux talonneur garde un œil attentif sur le monde du rugby, qu’il débriefe tous les mardis sur France Bleu PaysBasque. Parmi deux services, « La Roum » a accepté d’analyser le choc de main et l’affrontement qui s’annonce entre deux premières lignes d’internationaux français.

On oppose souvent les identités des deux clubs, vous qui avez joué pour les deux, comment l’expliquez-vous ?

Il y a des joueurs qui préfèrent travailler dans l’ombre et d’autres que ça ne dérange pas d’être tout le temps dans la lumière. Quand j’étais à Castres, on va dire qu’on était moins pénibles qu’ils sont maintenant. C’est ce qui fait leur marque de fabrique. Castres aime bien ce rôle de Petit Poucet qui fait qu’ils emmerdent tout le monde. Beaucoup a dit qu’il n’avait pas sauvé sa jeunesse au rugby, plus à la fin de la première que possible. Ils savent jouer au rugby et ils ont un manager, Pierre-Henry Broncan, que j’ai bien connu, un passionné de rugby. S’ils en sont là, il y est pour beaucoup. Entre Castres et Toulouse, c’est la guerre des clochers mine de rien, ça a toujours été, et encore plus pour des phases finales.

La mêlée peut-elle être l’une des clés du match ?

Ça reste une clé pour tous les matchs. Si tu fais retoucher sur chaque mêlée, t’as zéro ballon, tu prends des pénalités, tu joues en reculant, ça va être dur. Alors que si tu as des écuries mêlées, et que tu avances, psychologiquement c’est dur pour l’adversaire. Toulouse sait qu’il faut avoir les ingrédients nécessaires pour les ingrédients : Castres a trois côtes d’avance.

L’expérience internationale joue dans ces moments-là ?

Si je je prends uniquement les qualités rugbystiques, avec les voyants aux verts et s’ils ont décidé, la première ligne de Toulouse est au-dessus. Connaissant Pierre, je vois déjà en train d’afficher cette phrase dans les vestiaires (rires). C’est pas méchant et je répète Castres n’est pas premier pour rien. Ils ont des joueurs que peuvent prétendre à l’équipe de France.

Justement, cette jeune première ligne castraise, en dessous dans la hiérarchie de l’équipe de France risque d’être motivée face à celle des Toulousains internationaux…

bien compris! Et moi le premier, quand j’avais les cadors en face, tu fais tout pour montrer que t’as le niveau et que tu peux être meilleur qu’eux. Et ça sera le cas vendredi. J’aime cette demi-finale, surtout parce que c’est Toulouse-Castres. Elle va être belle.

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