l’essentiel
Thomas Leygue était de la fête pour la première étape du World Padel Tour en France. Au Palais des sports de Toulouse, ce mercredi, le jeune Français de 20 ans s’est incliné en 36e de finale face à bien meilleur que lui. Le numéro 4 tricolore, j’ai été licencié au Stade Toulousain, mais je n’ai pas profité du moment où j’ai gâché l’effort.

Tu es licencié au Stade Toulousain plus tu habites et tu entres à Madrid ?

Oui, c’est juste la licence. Je représente le Stade Toulousain et l’Occitanie mais je ne suis pas obligé de jouer ici à Toulouse. Le padel est beaucoup plus développé en Espagne alors il y a de meilleures structures. Je profite d’un club et suis le plus complexe que je sois représenté en Espagne.

Comment avez-vous mis un pied dans le padel ?

J’ai fait 11 ans de tennis et j’ai arrêté à cause de nombreuses blessures. J’ai perdu un peu plus de tennis qu’il ne me reste de compétiteur. Quand j’ai commencé le tennis et construit un terrain pour le padel dans le club et je suis content d’être en loisir depuis 2016. et j’avais de la place. En 2018, j’ai commencé la compétition et en 2019, j’ai commencé à vivre à Madrid. J’ai passé mon bac et je suis parti à 17 ans.

Comment ça se passe pour vous en tant que professionnel dans un sport en développement ?

Au moment où le prix en argent est en augmentation, nous sommes maintenant autorisés à avoir un peu plus de revenus que nous ne le pouvons. C’est surtout le sponsoring. Je ne fais que du padel aujourd’hui, j’avais commencé les études mais ça ne plaisait pas du tout et je me suis rendu compte que ça n’allait pas ensemble. Je m’entraînais de 10h à 15h et les cours en Espagne c’était pareil. C’était que de la distance ou du rattrapage. Donc je suis à 100% dans le paddle.

Participer à la première tournée WPT en France ?

Pour nous, déjà, jouer ici c’était une joie immense, à Toulouse, au Palais des sports. En plus d’une wild card (invitation) pour la table finale, c’en est une nouvelle qui est incroyable. À la maison, devant le public, sur le court central, parfait.

Le commentaire est-il passé le match ?

On a eu un tirage très compliqué. On a eu du mal contre des mecs beaucoup plus forts que nous. Ça remet les pieds sur terre, ça montre qu’on est personne et qu’on a des années de travail devant nous. On a quand m’a essayé d’aprécier le moment, me si le tirage au sort ne nous a pas épargnés, mais c’est comme ça, c’est le jeu. On ne peut pas être content mais on ne peut pas être déçu non plus.

Comment voyez-vous l’évolution du padel ?

C’est monté d’un coup, il manque encore quelques détails pour que ça pète vraiment, des infrastructures ou des formations pour les éducateurs par exemple. Le paddle a explosé en France et ce genre d’évènements ne peut qu’améliorer le processus de développement. C’est prometteur et tant mieux.

Pourquoi un tel succès pour le padel et pas le squash par exemple, qui est aussi une suite du tennis ?

C’est un sport qui est très beau à voir, c’est spectaculaire, c’est très facile d’accès. En quelques heures on peut déjà s’amuser, ce n’est pas le cas dans tous les sports. Au tennis et au squash les raquettes sont cordées et ça demande déjà plus de technique. En plus de ça, le padel se joue à plusieurs, les règles sont souples, la mise en jeu est simple, tout est réuni. C’est très ludique. Pour moi c’est un peu un dérivé du Five en football, les matches à onze contre onze sont durs à organiser, cinq contre cinq c’est plus facile et il y a moins de règles.

Des projets pour plus tard ?

Jouer jusqu’à 40 ans (rires). Mais je n’y ai pas trop réfléchi encore pour être honnête.

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