l’essentiel
Arrivé au Tef en 2017, surclassé en U19 cette saison, Christian Mawissa Elebi, génération 2005, vient de signer un doublé peu banal : l’Euro avec les Bleus mercredi, le titre de champion de France avec les Violets samedi. En ce dimanche 5 juin, celui qui habite aujourd’hui à Auterive a essayé de revenir sur terre. Sans s’écarte de sa bonne humeur.

Christian, tu as vécu une semaine incroyable !
C’est une sensation assez inexplicable, je n’arrive toujours pas à y croire, je ne réalise pas.

Votre coeur balance-t-il entre les deux titres ?
On m’a souvent posé la question depuis samedi soir, je ne saurais répondre. Ce sont deux choses différentes, mais c’est vrai que gagner avec mon club de coœur et mes copains…

Vous n’avez pas partiz pas titulaire en Bleu, vous avez bénéficié d’un concours de circonstances (blessure en demie du Lyonnais M. Sarr) et vous disputez l’intégralité de la finale…
(le coupé) J’ai un bon karma, pensais-je. C’est l’oeuvre de Dieu ! Je suis croyant, il s’agit d’un signe du destin.

Aidez-nous à mieux vous connaître : quel est votre parcours ?
Je suis ariegeois, né à Saint-Jean-de-Verges ; J’ai débuté le foot à l’âge de 5 ans au FC Pays-d’Olmes après avoir évolué à Mirepoix, après Coussa. Mon entraîneur mirapicien Christophe Avalo m’a entraîné aux journées de détection à Toulouse dès les U11. Et j’ai pris ma première licence au TFC en U13. La suite, c’est Pôle Espoirs de Castelmaurou et Centre de formation : filière classique.

Vous êtes un enfant du TéFéCé, le nouveau Bafodé Diakité en résumé.
On va dire ça (sourire).

« Je peux jouer à tous les poteaux derrière »

Il paraît que vous êtes très polyvalent…
Je peux évaluer à tous les postes derrière. Avant, je jouais même attaquant vu que j’ai toujours été plus grand que les autres !

Et même ambidextre !
C’est vrai : personnellement, je ne sais toujours pas quel est mon pied fort.

Quelles sont vos premières qualités selon vous ?
Sur la puissance et l’habileté technique.

Tu as aussi un impact sacré : avant-hier, tu interviens sur l’avant-centre de l’ACA d’un tacle glissé en première et sur la réverbération plus de la soirée !
À mon poste, il faut savoir être méchant, dans le bon sens du terme naturellement. C’est-à-dire faire peur aux attaquants. J’aime bien Kalidou Coulibaly de Naples semble avoir, justement, cette agressivité en lui.

« Ma pointure ? Du 46… »

Votre gabarit est dissuasif…
Je mesure 1m83 pour 80kg et je chausse du… 46 (rire). Après, vous me dites que je suis fort dans les duels, bon dans le placement et que ma relance est soignée… surement. N’empêche : il faut toujours travailler car je dois progresser dans la concentration. Il m’arrive d’être un peu suffisant.

Enfin, vous êtes disposé pour la finale sitôt revenu d’Iraël : c’est fort, aussi !
Sur une discussion avec le coach (Denis Zanko). Ils sont relativement jeunes car je n’ai pas participé au dernier match du peuple et des Suisses entre la fin de la demi-finale. Je n’aurais manqué pour rien au monde cette fête avec ma bande d’amis. On est ensemble depuis pas mal de saisons, maintenant. On est soudés, vraiment. C’est bateau de l’affirmer cependant le groupe vit très bien.

On nous a soufflé que vous avez choisi un des ambianceurs…
Mon truc, c’est la danse. Mais ça ne doit pas sortir du vestiaire.

« Mon père crie beaucoup en bord de terrain »

Votre famille vous convient partout, non ?
Mon père, ma mère, mon grand et mon petit frère, ma sœur : le cercle familial – origine congolaise, Kinshasa – est sacré. À Saint-Quentin il y avait mes parents ; papa crie beaucoup en bord de terrain (il marre)… C’est important, pour mener une carrière, d’être bien entouré.

Le président Damien Comolli est présent. Quels ont été ses mots ?
Il était très heureux pour nous et très fier pour le club.

Comment envisagez-vous l’avenir ?
Passer pro, force (il est aspirant jusqu’en 2023, ndlr), et découvrir la Ligue 1 avec le TFC. Je suis reconnaissant envers mon club et ma ville.

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