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Le jeune nageur toulousain Léon Marchand, 20 ans, a réalisé trois performances exceptionnelles lors des Mondiaux de natation en Hongrie. Après Toulouse, Nicolas Castel joue son poulain et évoque sa fierté d’entraîner un tel nageur.

Vous devez être un entraîneur heureux après ces 3 médailles et ces 2 titres…

C’est exceptionnel… Je n’arrive pas trop à réaliser encore. Je ne réalise pas car dans l’histoire de la natation française ce n’est pas arrivé tous les jours (3 fois dans l’histoire après Laure Manaudou en 2007 et Florent Manaudou en 2015, ndlr). L’année dernière il fait sixième aux JO et était un peu déçu. Là, Léon a sacrément accéléré et il a surpris tout le monde. Deux titres de champion du monde et une médaille d’argent, c’est juste exceptionnel, il n’y a pas d’autres mots. On est super content et très fier de lui.

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Vous vous attendez à de tels championnats de sa part ?

Ça fait quelques mois que j’ai remarqué ses progrès. Il avait gagné beaucoup de puissance notamment. Mais il était également beaucoup plus serein et mature. C’est toujours difficile de faire des pronostics, de dire qu’il allait être champion du monde parce qu’on ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, más au fond je you feel qu’il allait réaliser quelque chose de grand.

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Et tout ça à 20 ans…

Ça fait 11 ans que je l’entraîne, ça a pris du temps pour le faire mûrir, pour interpréter un environnement propice à plein de niveaux, pas seulement sur le plan sportif. Jusqu’à ce qu’il rejoigne Bob Bowman on s’est attaché à ça. Aujourd’hui c’est l’éclosion.

Sur l’impression que Léon n’a pas de limites, vous êtes d’accord ?

Totalement. Il est toujours surprenant. Sortez l’année dernière, quand vous avez battu le record de France du 400m 4 ans et 5 dernières secondes aux temps précédents. Puis cette année il l’a de nouveau battu de 5 secondes. Le travail et la rigueur patient. Plus également le bien-être, il paraît que Léon s’amuse. Il est vraiment dans un environnement où il s’éclate et c’est très positif. Les résultats sont ressentis à force.

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Enfin, à titre personnel, commentez-vous la cohabitation avec Bob Bowman ?

Chaque semaine en échange, en partage ce que fait Léon. Moi je leur ai rendu visite en janvier, j’ai pu me rendre compte de ces évolutions, de son quotidien et de son environnement à l’extérieur. Après, avec Bob, on partage beaucoup de choses. De l’avoir avec nous dans l’équipe, c’est un plus. Je profite de son expérience à chaque instant.

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