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Le sculpteur Toulousain James Colomina a installé « Poutine au bac à sable » au Jardin du Luxembourg à Paris pour dénoncer la guerre en Ukraine et le sort tragique des enfants.

La sculpture n’est restée que quelques heures mais n’a jamais connu un beau succès… Il faut dire que l’image parle d’elle-même. Face au Sénat, lieu de pouvoir au Jardin du Luxembourg à Paris, une sculpture rouge du président Vladimir Poutine, « Poutine au bac à sable », est apparue il y a quelques jours, à califourchon sur un tank version jouet. Une installation posée dans un bac à sable où joue des enfants…

Cette nouvelle œuvre installée par le sculpteur toulousain James Colomina dénonce à la fois la guerre contre l’Ukraine déclenchée par le président russe et le courage des enfants durant ce conflit : « Le Sénat est le symbole du pouvoir, explique l’artiste. Le dictateur assis sur un char sous forme de jouet s’est ensuite déplacé dans le bac à sable pour un dialogue avec les enfants. Une conversation achevée par une confrontation avec un bébé très déterminé ».

Cet artiste particulièrement touché, comme beaucoup de gens, par ce conflit absurde, veut, par cette création, mettre en avant le courage des enfants face à cette situation dont ils subissent particulièrement les dommages. « C’était d’ailleurs très amusant, de James Colomina. Quelques minutes après l’installation, les enfants se sont appropriés la sculpture, mettant les doigts dans les oreilles ou le nez de Poutine. Malgré la gravité du sujet, c’était très drôle à voir. J’espère d’ailleurs que « Poutine au bac à sable » va voyager ailleurs ! »

« J’aime être là quand on ne m’attend pas »

Comme à chaque fois, cette installation a été faite sans autorisation. Connu pour ses sculptures humanistes décrivant souvent des mises en scènes symboliques autour de situations de solitude, d’errance ou de violence, à l’exemple d’une représentation du président Emmanuel Macron sous une tente avec un sans-abri, quai de Valmy, James Colomina, artiste de rue vise à disposer ses personnages sur l’espace urbain un peu partout, souvent d’une manière « sauvage ».

J’ai installé il y a quelques jours ses bonhommes rouges dans divers lieux de Toulouse, d’auteurs capitaux comme Berlin ou New York ont ​​également accueilli les œuvres vindicatives de cet artiste engagé et humaniste. « C’est ma façon à moi de dénoncer les injustices, les violences disséminées un peu partout sur la planète, expliquer-t-il. J’essaie d’être là quand on ne m’attend pas ». Une fois de plus, c’est gagné.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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