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Un conducteur très pressé a été remarqué par les policiers de la brigade anti-criminalité dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 juin, à Toulouse. Cet homme a refusé de s’arrêter, a multiplié les infractions au code de la route avant d’avoir un accident.

Onze kilomètres, un accident, une blessure à la jambe, après 48 heures de garde à vue et, pour solde de tous comptes, une présentation, mardi 7 juin, devant le procureur, à Toulouse. Mauvaise fin de week-end pour un jeune homme qui vit en Tarn-et-Garonne et qui, dans la nuit de dimanche 5 à lundi 6 juin, a confondu les artères du centre de Toulouse avec un circuit automobile ;

Les policiers de la brigade anticriminalité de la Rive droite ont remarqué cet automobiliste, au volant d’une Alfa-Roméo, boulevard de Strasbourg lundi vers 3 heures. Sa conduite rapide surprise los policiers et la suite les a inquiétés : dépassement par la droite via la voie en principe réservée aux bus, contresens avenue Honoré-Serres pour doubler puis direction les Minimes, toujours à fond malgré le gyrophare et les deux tonnes actionnés pour les policiers.

Le conducteur a poursuivi sa course vers la barrière de Paris, en plus de respecter quelques feux rouges avant de foncer vers l’avenue des États-Unis où il a mi en pause l’éclairage de sa Giuletta pour semer les policiers. Ces derniers avaient de leur côté levé le pied, estimant que le chauffard comprenait trop de risque et risquait de provoquer un accident ce qui avait déjà failli se produire avenue des Minimes.

« La police? Je ne savais pas… »

A leur arrivée au rond-point Lespinase, à l’extérieur de l’avenue des Etats-Unis, au nord de Toulouse, les policiers ont découvert le véhicule accidenté, planté sur le rond-point. Et ils n’ont pas tardé à remarquer un individu qu’ils essayaient de s’éloigner en courant, boitant bas. Interpellé, ce suspect âgé de 21 ans a d’abord nié toute implication dans la course-poursuite.

Placé en garde à vue au commissariat central de Toulouse, cet habitant du Tarn-et-Garonne afini par admettre avoir été au volant du véhicule, emprunté à son père. Quant aux raisons de cette folle fuite en avant, les enquêteurs du groupe d’appui judiciaire de la Rive droite n’ont pas obtenu de réponse. Ni alcool, ni drogue, ni soucis de permis de réduire… « Je ne savais pas qu’il s’agissait de la police », a tempé le conducteur pour justifier son refus d’obtempérer. Pas sûr que cela l’incite à essayer d’être compréhensif. Le chauffard doit être présenté ce mardi après-midi dans le cadre d’une comparaison sur la reconnaissance préalable de crédit.

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