Quelqu’un de totalement étranger à la Vuelta se demandera : « qu’est-ce que fait cet homme qui parle de Paris maintenant ? ». En effet, le Tour appartient désormais à l’histoire, y compris le circuit féminin, qui a été un véritable succès. Mais Paris a une relation énorme cette année avec la manche espagnole et pas seulement en raison du fait que la société qui gère la course a son siège dans la capitale française.

Dimanche soir, ces Parisiens qui rentrent chez eux et sont coincés, comme d’habitude, aux abords de la ville, commencent encore à regarder la date indiquée par leur montre ou leur téléphone portable. « Nous ne sommes plus en juillet », diront-ils. « Et qu’est-ce que tant de voitures cyclistes, d’autocars, de camionnettes, les mêmes, parce que ce sont les mêmes, qui étaient dans le Tour? » Aussi, pour ceux qui ne connaissent pas, la Vuelta utilise les Skoda qui ont parcouru la Grande Boucle, toutes immatriculé en France, et qui ont été récoltées en début de semaine justement dans la capitale française. Ce sera comme regarder en arrière, revivre un instant le combat entre Jonas Vingaard et Tadej Pogacar, contempler les Alpes et les Pyrénées et même les pavés, « l’Enfer du Nord », où Primoz Roglic, désormais le grand favori pour gagner, a été estampillé cette course.

Le vol des Pays-Bas

Dimanche, en fin d’étape, aura lieu la grande échappée des Pays-Bas. Les cyclistes, faisant partie de l’organisation et quelques accrédités, auront la chance de dormir près d’Amsterdam pour prendre un avion le lundi matin et voler à Vitoria. Mais il faut emmener tout le parking au Pays basque et il n’y a pas d’autre choix que de traverser en juillet ces autoroutes françaises très fréquentées – on y gagnera quelque chose – quand une bonne partie des Français sont en des vacances.

Et entre Breda, où s’achève la troisième étape de la Vuelta, et Vitoria, où s’ouvre mardi la route péninsulaire, se trouve Paris, où la plupart des voyageurs ont choisi de dormir. Ils ne l’ont pas fait pour visiter ou se promener dans les rues de Paris ou conduire la voiture à travers le Champs Elysées. Quelque part, il fallait se reposer en cours de route, car aller directement dans la capitale basque était un sauvagerie. C’est pourquoi Paris, même si ce sont les hôtels de la périphérie, vaut bien un retour sous peine qu’un habitant de la ville pense s’il est devenu fou.

Les radars périphériques

La Vuelta passera par Paris, comme elle passera par Tours et surtout par un autre périphérique redoutable en termes d’embouteillages, celui de Bordeauxqui concurrence ceux de Toulouse Oui Lyon désespérer l’automobiliste et rattraper celui de la capitale. Et, en plus, avec de terribles protagonistes si vous avez la chance de trouver le parcours quelque peu fluide : ce sont les radars qui sont licenciés au moindre oubli. Plusieurs fois, vous devez aller à 70 par heure et juste en dépassant un peu cette vitesse, et pas pour courir, mais pour un peu d’inattention, l’amende arrive. Ce n’est pas un gros problème d’effectuer le paiement parce que le gouvernement français a une magnifique application qui se télécharge avec une grande facilité et en quelques secondes. Il suffit de mettre le code de l’infraction qui arrive toujours, que personne ne croit autrement, et de faciliter la carte de crédit. Ce petit écueil de la périphérie bordelaise est résolu en proposant 50 euros dans les caisses françaises. C’est alors que quelqu’un en lui crie « Vive le Tour ! Espérons que lundi ne se traduise pas par « Vive la Vuelta ! »

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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