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Jean-Luc Lagleize, Elisabeth Toutut-Picard et Sandrine Mörch, candidats au tri battus aux législatives, préparent leur reconversion.

Durs, pendant les lendemains de défaite électorale. C’est un peu l’état d’esprit des trois députés haut-garonnais sortants de la majorité présidentielle que n’ont pas signé pour un second mandat à l’Assemblée nationale, lors du second tour des législatives, dimanche 19 juin.

Jean-Luc Lagleize (2e Circonscription), Elisabeth Toutut Picard (7e) et Sandrine Mörch (9e) ont le regard d’ores et déjà tourné vers l’avenir, pour certains le retour à une vie professionnelle loin des ors de la République.

« Il faut tourner la page », chantaient Claude Nougaro et Jean-Luc Lagleize, absents de Tarbes (Hautes-Pyrénées) à 64 ans, s’estiment indécis pour la suite après sa défaite face à Anne Stambach-Terrenoir (LFI-Nupes ). Dans un premier temps, il lui faut régler le tout-venant.

« Je vais résilier le bail de la permanence »

« Je suis en train d’aider mes trois collaborateurs, deux à Paris et un à Toulouse, à retrouver du travail, explique-t-il. Je vais aussi résilier le bail de ma permanence et puis je vais prendre deux mois de vacances, car je n’en ai presque pas pris Pendant cinq ans. »

Diplômé en informatique, dans la gestion de patrimoine (il avait son propre cabinet) et élu local, il assure ne pas avoir « décidé s’il rerenait une activité professionnelle à la rentrée ».

« J’ai le sentiment du travail accompli », analysé par Elisabeth Toutut-Picard, 68 ans, qui estime avoir obtenu « une note très honnête » de 48,83% face au nouveau député Christophe Bex (Nupes). Plus de 5 000 bulletins nuls et d’une abstention record. L’avenir de cette ex-directrice du CHU de Toulouse ?

« J’espère me venger… »

Elle voit bien poursuivre le travail engagé sous son mandat avec le programme santé et environnement. « On peut continuer à faire de la politique, défendre l’intérêt général, sans pour autant être députée. Pendant quatre ans, parallèlement à mon travail de parlementaire, j’ai effectué une instance extraparlementaire et interministérielle, le GSE, groupe santé environnement, un Think tank dont la mission est de produire, nourrir et contrôler un plan national santé/environnement. Je compte poursuivre mes travaux en la matière. »

Du côté de Sandrine Mörch, d’aucuns la verront revenir à la rédaction de France 3 Occitanie. « J’espère me venger en redevenant journaliste », at-elle lâchée, dimanche dernier. Contact pour la Dépêche du Midi, elle n’a pas donné suite.

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