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Plusieurs enfants sont revenus sur la liste d’attention à l’école maternelle de Lalbenque. Les parents protestent : certains n’ont pas d’autre choix pour les faire garder. D’elles sont côté, la communauté de communes doit faire face à une augmentation du nom des revendications.

C’est la rentrée et ils sont déjà punis. À Lalbenque, neuf enfants ne pourraient pas profiter des services de la garderie, le mercredi. Et pour cause : le centre de loisirs affiche complète depuis le mois de juin. Alors, quelle ne fût pas la surprise d’Angèle Renaud, une mère de deux élèves scolarisés à Lalbenque, en apprenant début septembre que ses enfants étaient pour la première fois sur liste d’attente. Elle est enseignante et vit à Cremps : « Les inscriptions ont ouvert en juin mais j’attendais mon emploi du temps de la rentrée et j’ai appris récemment que je travaillais le mercredi matin. Je n’ai donc pu l’inscrire que début Septembre, c’était déjà trop tard. Problème : le centre de loisirs de Limogne est plein, ceux de Castelnau-Montratier et Cahors aussi ». La maman n’a pour l’heure aucune solution pour ses deux enfants en CE2 et en grande section de maternelle. « Une amie m’a dépanné mercredi dernier, elle pourra aussi garder surement le mercredi et mon mari peut prendre une journée par mois mais après ça, je n’ai aucune autre option », redoute la maman.

Il a recueilli les signatures desdites autres familles concernant une pétition qui reviendrait à la communauté de communes de Lalbenque Limogne que gère l’Accueil de loisirs sans hébergement (ASHL). Parmi les signataires, une mère de famille célibataire de Lalbenque qu’a pourtant fait les démarches en juillet pour sa fille de 5 ans. « Dès le lendemain, il n’y avait déjà plus de place, c’est la première année que c’est aussi compliqué », note-t-elle. Pour le premier semestre, il était prévu que la mère reste en télétravail mercredi. Plus impossible au second semestre : « Je vais donner des cours à Toulouse et je ne pourrais pas prendre ma fille avec moi, je suis coincée, je n’ai pas de famille sur place pour me dépanner », regrette-t-elle.

Recruter un animateur

De son côté, la communauté de communes de Lalbenque-Limogne fait face à une augmentation du nombre de revendications. « Nous avons reçu neuf supplémentaires cette année, c’est ennuyeux por les parents mais nous travaillons depuis la semaine dernière avec la directive, les enseignants et les élus pour trouver une solution », explique Nelly Ginestet, vice-présidente du Département en charge de l’action sociale. Seize enfants de 3 à 5 ans peuvent être accueillis dans les bâtiments préfabriqués du centre de loisirs, mais neuf restent donc sur le carreau. Une solution à ce problème : utiliser une salle de sieste à l’école de la mère pour augmenter la capacité de l’accueil qui passe de 16 à 24. Reste l’entretien pour obtenir le complément de services de la famille et donc, trouver un nouvel animateur titulaire du Bafa . Et c’est là l’inquiétude des élus : « Pour le respect du taux d’encadrement, nous avons lancé une annonce pour recruter un animateur mais vu la pénurie de personnel partout en France, nous sommes assez inquiets ».

Nelly Ginestet prévient : « On ne pourra pas accueillir 24 enfants dès mercredi prochain, alors, en attendant, on propose des solutions d’accueil au centre de loisirs de Limogne au cas par cas pour les familles ». Pour Pascal Catusse, le directeur de la communauté de communes, outre la démographie, le centre de loisirs est aussi victime du succès : « Les activités et les animations se sont professionnalisées grâce à une politique ambitieuse, les performances fournies sont plus encadrées À Limogne, l’année dernière, nous n’avions qu’une dizaine d’enfants, cette année, ils étaient plus de 40 ». Le rançon de la gloire.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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