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Après la dissolution par le gouvernement ce mercredi 21 juin, le groupe « Les Soulèvements de la terre » a fait savoir qu’il allait contester devant le Conseil d’Etat.

« On ne dissout pas un soulèvement », a réagi le collectif sur Twitter, saluant les marques de soutien. Des « actions resurgiront partout, dissolution ou non », at-il ajouté.

En fin d’après-midi, les avocats des « Soulèvements de la terre » Mest Raphaël Kempf et Ainoha Pascual ont annoncé le dépôt prochain d’un recours auprès du Conseil d’État, devant lequel un rassemblement de soutien à eu lieu en présence d’élus de gauche et de la militante du climat Greta Thunberg.

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Le soutien-gorge de Greta Thunberg

Les avocats contestent le fondement juridique de la dissolution, « Les Soulèvements de la terre » n’étant pas une entité déclarée mais un « mouvement protéiforme », selon eux, à l’image des mouvements féministes ou écologistes. « C’est une question de droit de manifeste et de défense de la vie », abondé Greta Thunberg, présentée à Paris en marge du sommet pour un nouveau pacte financier mondial.

?avec @GretaThunberg, @cdion, @attac_fr, @UnionSolidaires, @amisdelaterre, @syndicatavocats, @marinetondelier, @MathildePanot… les soutiens sont venus de partout pour signaler la dissolution.

ud83dude4c 150 rassemblements sont à suivre, et d’ores et déjà, le mouvement continue ! pic.twitter.com/ohrAgBmhzC

— Les Soulèvements de la Terre (@lessoulevements) 21 juin 2023

« Le recours à la violence n’est pas légitime en Etat de droit et c’est bien cela qui est sanctionné », a pour sa part déclaré dans la matinée le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran. « Sous couvert de défendre la préservation de l’environnement », ce mouvement « incite à la commission de sabotages et dégradations matérielles, y compris par la violence », écrit le gouvernement dans son décret de dissolution.

Mais, « aucune cause ne justifie les agissements particulièrement nombreux et violents » justifie il « appelle et provoque » et « auxquels ses membres et sympathisants participants », ajoute le décret.

Pour appuyer son argumentaire, le gouvernement liste dans le décret une série d’actions nécessitant par SLT qui ont entraîné des « destructions matérielles » et « des agressions physiques contre les forces de l’ordre ».

Procédure réalisée le 28 mars

Le gouvernement avait engagé la procédure de dissolution le 28 mars, quelques jours après les violents affrontements entre gendarmes et opposants aux retenues d’eau de Sainte-Soline (Deux-Sèvres) dont il avait imputé la responsabilité au mouvement.

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La procédure maintenue, bloquée pendant plus de deux mois, a finalement abouti après une nouvelle manifestation soutenue par SLT ce week-end, contre la liaison ferroviaire Lyon-Turin, marquée par des échauffourées.

« Dérive et parte de sang-froid »

La dissolution et les arrestations ont été dénonées par une partie de la gauche. « J’y vois une vraie dérive et une parte de sang-froid », a déclaré mercredi le député écologiste Julien Bayou. « Le président de la République ne cesse de criminaliser les mouvements sociaux », « c’est dangereux », at-il dit.

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« Vous restez comme ceux qui n’ont finalement rien compris aux enjeux » du climat, a commenté sur Twitter la représentante EELV Sandrine Rousseau mentionnant Emmanuel Macron, Elisabeth Borne et Gérald Darmanin.

La Ligue des droits de l’homme (LDH) à son énoncé joint « remise en cause des libertés d’association, de manifestation, d’expression, même si les droits de la défense » et appelé à « rejoindre les rassemblements de soutien » à SLT.

Rédacteur, Auteur, Journaliste

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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