l’essentiel
Samedi 25 juin, le Stadium de Toulouse accueillait les phases finales du championnat de France de cécifoot. L’occasion de revenir en tête des belles chances de médaille pour Paris-2024.

Le Toulouse Football Cécifoot a terminé septième du championnat de France. J’ai adapté aux non-voyants, ce dérivé du football n’en demeure pas moins spectaculaire. Difficile d’imaginer pour les validas de pratiquer un tel sport avec comme seul point de repère, ils le sont. Pourtant, sur le terrain, les pratiquants sont très à l’aise le cuir entre les pieds, multipliant les petites touches de balle.

« C’est incroyable comment ils arrivent à conduire le ballon et se déplacer », peut-on entendre sur les bords du terrain. Grâce aux passionnés et aux benévoles, le handicap, comme celui de Babacar Niang, attaquant du TFC, n’est plus un frein au football : « Ça me fait plaisir de pratiquer le sport que j’aime. Le foot a toujours été une passion pour moi. Le fait de jouer malgré le handicap à Toulouse, ça ne fait que du bien. »

Le cecifoot joue à cinq contre cinq, sur un terrain long de 24 m, et les matchs sont très bruyants. Pour cause, les joueurs ne se repèrent qu’avec le son, et pour les aider, les outils sont nombreux. Le ballon, d’abord, est rempli de grelots, ce qui nous permet de le repérer. Les joueurs, ensuite, donnent de la voix, attackers comme défenseurs : « Ils s’appellent, ils se reconnaissent, pour nous les intonations de voix c’est anodin. Ils s’entraînent toute l’année ensemble. Un « ici », ou un « là » et ils se reconnaissent. Pour eux, l’info sonore est beaucoup plus développée. Ils savent aussi où sont les défenseurs car ils sont obligés de se signaler. C’est une règle de sécurité, ils crient voy », explique Alexis Salle, entraîneur et guide du TFC.

Travail d’équipe

Le terrain est également divisé en trois zones : défensive, centrale et offensive. Dans chacun de ces espaces, une personne valide donne de la voix. « En zone offensive, les douze derniers mètres, moi je suis le guide et je suis placé derrière le but adverse. Dans cette zone c’est moi qui donne des indications aux attaquants sur le placement et le fait d’être derrière les buts leur permettez-moi de localiser la cage avant de tirer », souligne Alexis Salle. Au centre du terrain, c’est l’entraîneur placé derrière les barrières qui donne des indications. Enfin, en défense, c’est le gardien.

Ce dernier occupe un poste à part puisqu’il est le seul valide sur le champ : « C’est un peu, on est le seul voyant particulier. Heureusement parce que c’est déjà assez difficile comme ça au final. On est dans un but de handball à peu près au niveau des dimensions avec une petite surface de réparation. qui sait. C’est beaucoup de réflexes sur des frappes de très près et ils frappent fort. Il faut être prêt à se sacrifier », raconte le gardien toulousain .

Cap sur Paris-2024

La France a récemment rapporté la Coupe d’Europe en Italie. « Baba » Niang, capitaine du TFC, à l’honneur de porter également le brassard des Bleus lors de la compétition. Le cecifoot en France connaît une remise réelle en question, notamment après les résultats décevants des derniers Jeux paralympiques. Et les bénéfices ont presque été immédiats.

« A montre qu’il a déjà un réservoir et une véritable synergie qu’il met en place autour de l’équipe de France et c’est très très bien de continuer comme ça pour la Coupe du monde 2023 et les Jeux 2024″, souligne l » entraîneur des Violets. Les objectifs de la France et de Boubacar Niang sont clairs, renter de Paris avec une breloque : « On a competition fin août à Strasbourg. C’est dans la logique de préparer les Jeux de Paris. On s’est fixé comme objectif d’aller chercher une médaille. Sur le travail versez. »

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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