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Les consommateurs font face depuis plusieurs mois déjà à l’augmentation des prix. Face à cette situation, certains ont dû s’adapter et parfois même faire des choix. Rencontre à Toulouse devant une enseigne discount.

Un caddie que l’on décroche, et c’est un autre que réprimande à son plaisir. Une voiture arrivée vide départ le coffre plus lourd. Ici, un pack d’eau, là des sacs remplis. Sur le parking des supermarchés discount, le ballet des clients venus faire leurs courses, est rodé. Des consommateurs qui font face, dans leur quotidien, depuis plusieurs mois déjà, à une augmentation des prix. Et qui ont dû s’adapter voire changer leurs habitudes.

Bien qu’il n’y ait aucune occasion avant l’inflation, Jean-Louis, Toulousain, donnera plus souvent dans une enseigne discount quand il fait les cours. « Habituellement ce n’est pas moi qui les fait », admet-il, tout comme le fait, aujourd’hui, de regarder davantage les prix, « même ici ». « On consomme moins, on calcule plus. On achète en petite quantité et s’il faut revenir on revient. On prend moins souvent de la viande et du poisson aussi. On est bien obligé de s’adapter. On a dû reporter de gros achats, disons, de confort. Et cette année, on ne prend qu’une semaine de vacances. »

« On rogne, du coup, sur le budget cours »

L’augmentation des prix, et la proximité avec son travail, a décidé Charlène, ancienne étudiante et nouvelle salariée, à venir dans une enseigne discount pour faire ses cours. « Si on veut rester dans les quantités d’avant, on a dû changer d’enseigne. » Pour deux, ils sont au budget fixé à 70 euros pour une semaine, une semaine et une semaine. « Avant, on était plus à 100, 120 euros. »

Avec la hausse des prix du carburant, son budget voiture, qu’elle est obligée de prendre tous les jours pour aller au travail et pour ses déplacements professionnels, a augmenté. « On rogne, du coup, sur le budget cours. » « Par obligation », elle a notamment « beaucoup » limited ses achats en viande et en poisson.

« A la demande de qui n’est pas augmenté », se demande Isabelle, prête à ranger ses cours dans son coffre. Client régulier d’une enseigne discount, elle « fait attention », regarde « encore plus précisément » les prix et contrôle are final caisse ticket. Tout en cherchant le dernier en date, elle m’a expliqué avoir remarqué que des produits en dessous de 2 euros étaient aujourd’hui autour de 2,10 euros. « Je vois la différence à la caisse, à peu près 10 à 20 euros supplémentaires. » Si elle « fait attention » au lieu de « se faire plaisir », elle doit s’inquiéter de la situation : « Ça n’arrête pas d’augmenter ». En congés la semaine prochaine, elle n’a encore rien prévu. « D’habitude, j’aurais déjà fait des projets pour parte. Là, je n’en fais pas. »

Marie-Cécile, elle, estime 10 ou 15 euros l’alourdissement de son ticket de caisse. Si elle allait déjà dans une enseigne discount avant l’inflation, maintenant elle y fait davantage ses cours et n’achète « que ce qui est nécessaire ». « Avec mon petit salaire, je fais attention. »

Moins de viande et de poisson

L’adaptation. Le maître-mot que j’ai adopté pour Julie. Maman de trois enfants, son panier moyen pour cinq, pour une semaine, s’établit à 130 euros. « On va vantage planifier les revues, menus, pour prendre juste ce dont on a besoin. » Au bout d’un an, elle a renoncé principalement à une remise d’enseigne. « L’offre s’est élargie, on trouve tout. » Dans son caddy, la viande est devenue « plus épisodique ». « On va plus favoriser le bon poisson, 1 à 2 fois par semaine. »

Face à l’augmentation du coût de la vie en règle générale, là aussi, adaptation : « On va prendre le vélo pour de petits trajets. En janvier, on aussi investi dans un vélo-cargo. Et cet été, on échange notre maison . »

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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