l’essentiel
Le préfet interdisant la course dans le Tarn vendredi 17 juin à cause de la canicule, après quelques heures de stress, les organisateurs ont décidé de rabattre sur une étape, écourtée, de 36 kilomètres entièrement disputée dans l’Aveyron. Département à 14h45.

Pierre Caubin a soudainement « quitté » l’ambiance de fête de la Route d’Occitanie au bord du lac de L’Isle-Jourdain pour piloter avec toute l’équipe organisatrice une solution de secours. Un peu après 17 heures, il venait d’apprendre sans le moindre signe… avant-coureur, la décision de la préfecture du Tarn et l’interdiction de Graulhet puis de traverser le département comme il était prévu à l’occasion de la deuxième étape …

« Il a dû réagir très vite, explique Romain Caubin ; sur les courses cyclistes, les problèmes de sécurité sont essentiels et on ne peut modifier comme ça, les horaires et les parcours. »

Tard dans la soirée, après une concertation avec les managers d’équipes et les différents partenaires (la télé en direct, ça ne bouge pas comme ça…), la décision de maintenir l’étape dans la partie aveyronnaise a été officialisée.

« Les directeurs sportifs souhaitaient que l’on rallonge un peu le parcours, on a essayé mais on a fin par se répondre sur cette solution. Ça va être une étape inédite, étonnante, mais au moins elle aura lieu… »

Ce terrible principe de précaution…

La côte de Tiergues que Federico Bahamontes, l’Aigle de Tolède, avait passé en tête dans le Tour 1954 (sous les yeux de notre confrère Roger Lajoie-Mazenc venu à vélo assister à la première visite de la Grande Boucle en Aveyron !) être bien proposé par les broyeurs même si la rampe finale contre Roquefort (2 kilomètres à 4,8%). Kim Andersen et Pedro Delgado avaient battu en 1983 le lendemain du tir de Pascal Simon (futur lauréat du Tour Midi-Pyrénes) avec le maillot jaune, à la sortie de Montréjeau.
L’annulation de la partie tarnaise du parcours fait suite à celle de la Fan zone de Castres après le placement du Tarn en alerte rouge canicule. M. François-Xavier Lauch craignait peut-être quelques débordements autour de la demi-finale, entre le CO et le Stade toulousain ce soir à Nice, mais personne n’a jamais vu des spectateurs du cyclisme déraper en pleine journée… Partis discrètement comme toujours, les spectateurs, comme hier, auraient pris leurs précautions, parasols, bouteilles d’eau fraîche et tout se serait sans doute bien diffusé. Il faudra qu’on nous explique en quoi la journée d’aujourd’hui est plus à risques que celle de la veille…

Le principe de précaution, souvent plus terrible que les risques eux-mêmes, a encore frappé. Le préfet au lieu de recommander l’usage de parasols a sortir préféré son parapluie. « Nous n’avons aucun commentaire à faire, poursuivons Romain Caubin au nom de l’organisation. Nous prenons acte et nous nous adaptons en espérant que d’ici demain l’Aveyron ne soit pas touchée à son tour. »

L’étape la plus courte de l’histoire

Cette situation nous rappelle celle des aliments trois aliments le lundi soir à 23h59 plus que le mardi le mardi… Là c’est une histoire de canicule et de géographie. Dans le col de Sié, on ne peut pas rouler, mais juste après, à Belmont-sur-Rance (il y a là-bas un circuit de karting, ça devrait beaucoup plaire à Simon Carr un des meilleurs pilotes régionaux chez les jeunes), il n’y a plus aucun problème.

Belmont sera l’endroit où la nouvelle ville étape surprise à entrer au livre d’or de la Route d’Occitanie-La Dépêche du Midi.

Arnaud Démare, le leader, et ses suivants devront parcourir 36 kilomètres jusqu’au pays de Maurice Astruc, l’ambassadeur moustachu le plus célèbre du célèbre fromage. Ce sera évidemment l’étape en ligne la plus courtoise de l’histoire, mais je retiendrai le reste de Luchon, 19,5 kilomètres jusqu’à Superbagnères lors du Tour 1971.

Si ça vous intéresse, la victoire, comme la veille, ce revenu à José Manuel Fuente « El Tarangu »…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.