l’essentiel
La moitié des 70 millions de m3 d’eau disponible dans les réserves a été lâchée pour soutenir le débit de la Garonne jusqu’à Toulouse.

L’été, ce sont les barrages pyrénéens, pour l’essentiel, que venennent au secours de la Garonne et du million de personnes qu’en dépendant pour l’eau potable, notamment les Toulousains, mais aussi des agriculteurs et industriels. Jusqu’en 2020, l’organisme qui gère les réserves d’eau pour le soutien d’étiage de la Garonne, la SMEAG (1), composée de l’Occitanie, de l’Aquitaine et des Départements de la Haute-Garonne, de la Gironde, du Tarn- et-Garonne et du Lot-et-Garonne, disposent de 50 millions de m3, principalement dans quatre barrages des Pyrénées ariégeoises : Izourt, Gnioure, Laparan et Soulcem. Négociations avec EDF, le gestionnaire des barrages qui servent à produire de l’électricité, avec l’autorisation d’augmenter la capacité à 70 millions. Un cinquième barrage ariégeois pour cela a été adjoint, Nagilhes, dans la vallée d’Orlu.

Ces 70 millions de m3, et la capacité de débit s’élève à 20 m3 par seconde, il est doté d’autant plus d’utiles lors de cet été de sécheresse. Jean-Michel Fabre, le président de la SMEAG, est accueilli. Les lâchers d’eau ont permis en juillet d’éviter toute restriction sur la Garonne. Mais pour cela, ils ont été massifs, « deux fois plus que le maximum jamais atteint ». Conséquence : depuis le début août, pour faire face à la situation, ils ont été limités par la préfecture qui a également des arrêtés de restriction préalables qui concernent toutes les catégories d’usagers. Aujourd’hui, selon le décompte du SMEAG, 35 millions de m3 ont été lâchés, soit la moitié des réserves. Et il faut encore tenir près de trois mois, jusqu’à fin octobre.

Le lac d’Oô le 15 août

Le président de la SMEAG écarte pour autant la perspective d’une pénurie d’eau potable. Selon lui, un volume équivalent à la consommation est conservé et, en cas de difficulté, de nouvelles restrictions interviennent.

Dans cet été exceptionnel, toutes les réserves sont sollicitées plus que d’habitude. En Haute-Garonne, la SMEAG dispose également du lac d’Oô qui disposera de 8 millions de m3 (contre 5 auparavant) à partir du 1er septembre. Cette année, à la suite d’un selon intervention ici, avec stock sera disponible à partir du 15 août.

Autre nouveauté, la mise en service de réserves agricoles en partie inutilisées pour alimenter le Touch, affluent de la Garonne, soit 1 million de m3 supplémentaires. La réserve Filhet, en Ariège, près du Mas d’Azil, et ses 1,5 million de m3, est également mobile en cas de crise.

Enfin, le lac de Montbel, en Ariège, a également alimenté l’Ariège et la Garonne en juillet, « pour compenser les prélèvements agricoles », précise Jean-Michel Fabre. Le SMEAG peut solliciter Montbel. Encore faut-il que celui-ci puisse y contribuer. Pour l’avenir, souligne Jean-Michel Fabre, « il faut protéger le remplissage des retenues, car cette année notre chance est qu’avec un hiver pluvieux et la neige abondante, les réserves sont pleines ».

(1) Syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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