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Implanté après 75 ans depuis Esquirol, Midica est un enseignant incontournable à Toulouse. Retour sur une success story.

Midica est une véritable institution dans la Ville Rose. Située place Esquirol, sur cinq niveaux, l’école toulousaine est l’une des dernières grandes revues indépendantes de France consacrées à l’équipement et à la décoration de la maison.

Une histoire de famille

L’histoire a commencé en 1946. Marcel Garrigou ouvre une petite boutique nommée « MidiCaoutchouc », que vend, comme son nom l’indique, des objets en caoutchouc, du côté de la place de la Trinité. Le magazine est développé et installé au 13 place Esquirol. En 1956, « MidiCaoutchouc » devient « Midica ».

midica dans les années 70
RD

Dix ans plus tard, Roland Garrigou, fils de Marcel, réprimanda l’affaire. Et, en 2017, ce sont les petits-fils, Olivier Garrigou qui ont fustigé la responsabilité du groupe Gefiroga, qui exploitait Midica, alors qu’il existait d’autres boutiques Intersport et Blackstore, toutes situées dans l’antique région Midi-Pyrénées. « C’est un groupe indépendant et familial, qui appartient intégralement à ma sœur et à moi », a expliqué ce dernier.

« Mais cette histoire familiale ne surésume pas qu’à la famille Garrigou », tient-il à préciser. « Ce sont aussi des Dirigants, des équipiers, des vendeurs qui ont fait Midica ». Clarisse Berthet dans cet exemple même. Entré en 2008 dans le groupe comme animatrice de rayon chez Intersport Albi, elle a gravi les échelons, pour arriver à la direction générale de Midica en janvier dernier.

Evoluer avec ses clients

Aujourd’hui, Midica représente près d’une centaine d’emplois, 18 000 références, sur près de 5000m2 de surface de vente. Pour un chiffre d’affaires autour de 15 millions d’euros pour un.

Olivier Garrigou

Olivier Garrigou
DDM – VALENTINE CHAPUIS

La clé de cette success story toulousaine ? S’adapter et évaluer en permanence. « Après avoir été spécialisé dans les caoutchoucs, Midica est devenu, dans les années 70, ce qu’on appelait un grand bazar, c’est-à-dire un grand magasin où l’on a proposé de tout : tondeuses, bétonnières, tente … Ce qui est encore différent de ce qu’il est aujourd’hui, le plus grand magasin de déco de Toulouse ».

En effet, en 2019, le magasin a été entièrement refait. « L’offre, unique, de Midica repose à présent sur deux piliers : une déco tendance à petits prix, et des produits vertueux, attribués au label ‘responsible déco’. On est un magasin populaire ! »

Lors de sa restructuration, l’enseigne toulousaine a également fait le par d’ouvrir un restaurant, Gigiland, au 4e étage du magasin. « C’est un lieu unique, avec une terrasse dingue, et des ouvertures sur Esquirol qui n’existe nulle part ailleurs ».

« Cela fait 17 ans que je viens à Midica »

En 75 ans d’existence, les générations de clientèle se sont succédées, et l’enjeu est de pouvoir les accompagner. « L’idée de la rénovation de 2019, c’est de pouvoir accueillir aussi une clientèle plus jeune, qui s’était détournée de nous ».

A par qui semble réussi à écouter les clients. « On profite de l’occasion d’aller faire les magasins dans le centre-ville pour faire un petit détour à Midica », nous racontent ainsi Maëlys et Camille, deux jeunes femmes âgées de 25 ans, en ce lundi de fin juin. « Les prix sont accessibles, il y a tout ce qu’il faut. D’ailleurs, le panier se remplit vite », plaisantent-elles.

Un client de Midica.

Un client de Midica.
DDM – DDM

Deux étages plus bas, Vincent, la quarantaine, est à la recherche d’utilillage, au rayon bricolage. « J’habite en centre-ville, et ça tourne autour des grandes surfaces, qui sont souvent à l’extérieur de la ville », explique-t-il. De son côté Mireille, 71 ans, est à la recherche d’un nouveau poêle. « Cela fait 17 ans que je suis cliente », nous raconte-t-elle, avant de concéder : « Avant, je venais une ou deux fois par semaine, on y trouve vraiment tout pour la maison. Maintenant, je viens un peu moins. La déco, on ne peut pas en acheter tous les jours… »

Le choix de rester en hypercentre

Autre particularité de Midica : l’enseigne à fait le choix, au cours des années, de ne pas abandonner le centre-ville. « Nous avons toujours eu la conviction que le centre-ville restait un lieu de vie, d’activités et de commerce », explique Olivier Garrigou. « Dans les années 80-90, on a assisté à l’évasion totale du commerce vers la périphérie. Cependant, on a rapidement vu que la dynamique commerciale ne disparaissait pas. Elle change mais ne disparaît pas ».

Et l’avenir ? Midica s’est déjà préparé à la Zone à faibles émissions que seploie à Toulouse. « Après trois ans, on a fait l’intégralité de nos livraisons avec seul camion au gaz naturel », a expliqué avec feerté Olivier Garrigou. Midica va également devoir faire face aux longs travaux de la rue de Metz. « Bien évidemment qu’on l’appréhende. Mais on va travailler pour essayer de trouver des alternatives d’accès, de proposer de nouveaux services, en développant par exemple notre parking à vélo ». Toujours, s’adapter…

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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