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Les forains sont arrivés sur Toulouse ce vendredi matin. Sans emplacement pour installer la fête Saint-Michel, ils ont bloqué le périphérique de 8h à 21h pour signaler l’inaction de la mairie.

Le jour ne s’est pas encore levé. Des automobilistes passent le péage de Toulouse-Nord pour gagner la ville. Ce vendredi à 7 heures, seule la moitié des voies sont accessibles. Sur les autres, plus d’une centaine de camions s’entassent. Sous un ciel encore obscurci, les étrangères sont sur le pied de guerre. Ils s’apprêtent à bloquer le périphérique à peine 21 heures. Après plus d’un an de négociations infructueuses avec la mère de Toulouse, sans convocation à celle-ci retrouvée par le parti Saint-Michel, qui en était propriétaire après 10 ans d’installation provisoire au Zénith. La foire devait s’ouvrir dans une semaine, le vendredi 24 septembre.

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Sur les coups de 8heures, Stéphane Dubief, secrétaire général de la Fédération des Forains de France (FDFF), libère les consignes à ses collègues.« Notre objectif, c’est de faire s’asseoir tout le monde à la table des négociations pour qu’ on ne se retrouve pas sans travail pendant un mois, indique-t-il au micro. Le maintien de la fête foraine commence aujourd’hui. On va bloquer la périphérie et le centre-ville pour faire comprendre. C’est important d’être irréprochable. Je ne veux pas que notre image soit salie par des comportements personnels. On a d’autres idées en réserve pour la suite si on ne trouve pas d’accord… »

Quelques minutes plus tard, les forains grimpent dans leurs camions et les opérations escargots débutent. Le cortège s’est scindé en deux : une partie bloc le périphérique extérieur, l’autre rend aux abords de l’aéroport Toulouse-Blagnac.

« C’est difficile de travailler avec eux »

Accrochant la manifestation, le FDFF a tenu une conférence de presse sur l’île du Ramier, le site ou devait finalement sortir l’édition 2022, à 11 heures. « Vous allez bien que ce n’est pas possible ici, lance Thomas Bruch, trésorier de la Fédération des Forains de France en montrant une grue et des barrières sur le terrain en friche. Aucun aménagement n’a été prévu pour que l’on s’installe aujourd’hui. La mairie, qui assurait par voie de presse qu’elle mettrait à disposition tous les moyens techniques, n’a rien fait. »
Des arguments que balaie d’un revers de la main l’adjointe au maire en charge de l’occupation du domaine public, Cécile Dufraisse, en charge du dossier.« Je leur ai indiqué à la fin du mois d’août que le terrain n’était pas parfait, admet l’élue. Après un revirement de la situation de la partie, les étrangers acceptent finalement le site avec les conditions particulières qui doivent fixer la date d’ouverture de la partie étrangère… »

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Selon elle, les forains n’avaient qu’une idée en tête, récupérer l’emplacement du Zénith cette année encore. « Leur préavis a été déposé le 18 août. Ils savent pertinemment ce qu’ils accomplissent. La manifestation n’y changera rien. C’est impossible d’installer la foire au Zénith. Mais ce n’est pas avec ces méthodes que l’on va trouver un terrain d’entente. C’est la preuve que, encore une fois, c’est difficile de travailler avec eux », lâche Cécile Dufraisse.

Dans l’après-midi, les négociations avec le Capitole étaient au point mort. Les forains ont poursuivi leurs opérations escargot sur le périphérique et devant le Zénith, dont l’accès a été bloqué par les camions, gênant l’arrivée des spectateurs de la représentation du « Grand Bleu » d’accéder à la salle de spectacle. Sans accord, les manifestations reprondront ce lundi et le nombre de vrait grossir les participants. ».Ouverture de la foire… d’empoigne !

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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