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Alors que l’ouverture des premières stations de ski approche, celles-ci affichent des tarifs en hausse. Des forfaits plus chers cette saison à cause de la hausse des prix, et en particulier de ceux de l’électricité.

La hausse du prix de l’électricité aura bien un effet dans les stations de ski. Elles n’ont souvent pas d’autre source d’énergie à disposition et leurs remontées mécaniques ou leurs canons à neige sont particulièrement gourmands.

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Des forfaits de ski 9% plus chers

Pour la saison qui s’ouvre dans quelques jours, la plupart des saisons avaient fixé leurs tarifs tôt dans l’année en se basant sur le taux d’inflation. « Nos tarifs sont majorés de 1 euro », annonce Guillaume Roger, directeur des opérations chez N’Py, qui représente 8 stations des Pyrénées, j’ai demandé La Dépêche du Midi. Aussi, si le forfait ne va pas à Luz Ardiden, c’est plus de deux euros au Tourmalet ou à Peyragudes. Soit jusqu’à 5% d’augmentation.

Il en va de même dans les domaines skiables du Mont-Dore, dans le Puy-de-Dôme, à Orcières Merlette, dans les Hautes-Alpes ou à Isola 2000, dans les Alpes-Maritimes. selon le mondele prix du forfait de ski est de 9% même pour le rapport à l’année dernière à Val Thorens, un adulte devant à présent débourser 72 euros pour un trajet sur les pistes des Trois Vallées.

Des prix durablement en hausse

La flambée des prix pourrait être plus importante encore la saison prochaine, notamment lorsque les contrats d’électricité ont été renouvelés. « Jusqu’à présent, l’énergie correspondait à 3% de nos charges, cela pourrait monter jusqu’à 15% », rapporte Guillaume Roger. Il s’attend à une multiplication par 4 ou 5 du montant de ses prochaines factures. Et encore, à l’instar des grandes stations de ski, de bénéficier de tarifs préférentiels par rapport aux fournisseurs.

La situation est bien plus compliquée par les petites structures, qui ne sont pas parviennes toujours à répercuter la hausse, trop importante. Ainsi, dans les Pyrénées-Orientales, le domaine du Puigmal n’a pas d’autre choix que de fermer ses remontées mécaniques trois jours par semaine.

La sobriété pour compenser la hausse des coûts

De son côté, N’Py va déployer un plan sobriété qui doit lui faire économiser 10% d’électricité d’ici deux ans. « C’est ce que nous demandons le gouvernement et cela permettra de compenser la hausse de nos coûts », résume le directeur opérationnel.

Les sources d’économie d’énergie sont nombreuses. On réduira le chauffage, on installera des éclairages à Led. Mais surtout on a prévu de la neige artificielle la nuit plutôt que le matin. Et on réduira la vitesse des remontées mécaniques. « Par exemple, si la télécabine du Cauteret mettait 14 minutes au lieu de 12 pour aller jusqu’à la station, cela réduirait de 15% la consommation sur le trajet. »

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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