l’essentiel
La grève perlée se poursuit au dépôt SNCF de Capdenac touchée par un projet de restructuration incompréhensible pour les cheminots, alors que la réouverture de la ligne entre Capdenac et Aurillac en juillet, ligne qui était interrompue depuis l’incendie de la gare de Figeac . Sept postes doivent en effet être supprimés au dépôt de Capdenac-Gare d’ici fin 2025. Inacceptable pour les syndicats.

L’amorce d’une discussion entre direction et syndicat a fait long feu dans le conflit qui oppose la direction régionale de la SNCF aux syndicats qui défendent les cheminsots de Capdenac-Gare. La direction régionale accueille toutes les organisations syndicales, ce lundi, pour faire des propositions afin de sortir de la crise. Mais l’idée de mettre en place un agenda social destiné à calmer le jeu est loin d’être à la hauteur des enjeux pour la CGT, Sud et la CFDT qui ont décidé de reposer sur les bases de modalités d’action décidées en intersyndicale .

En attendant la prochaine assemblée générale du personnel, prévue le mardi 30 mai à 11 heures au dépôt, l’intersyndicale a tenu à jouer la transparence avec les usagers qui risquaient d’être impactés par le mouvement de grève.

Les cheminots de Capdenac-Gare veulent rester à Capdenac-Gare.
DDM

Les cheminots de Capdenac-Gare sous le couperet des suppressions d’emploi rappellent que « vivre et travailler au pays a du sens pour les cheminots, surtout dans la période actuelle, et cela devrait, lorsque c’est possible, devenir un droit ». Aussi, ne comprennent-ils pas que la vue directe sera progressivement transférée à leurs collègues toulousains la charge de travail qui leur incombe. « Le désir de ruralité n’est pas réservé aux citadins en manque de verdure », précise l’intersyndicale dans un communiqué transmis hier à la presse. « Les enfants du pays ne rêvent pas tous de partir vivre à Toulouse, bien au contraire. Et la volonté de relocaliser les moyens de production portée par la puissance publique doit devenir une réalité et doit être confortée, cuand cela existe déjà. »

Dans leur collimateur, la signature de la nouvelle convention TER LIO entre la SNCF et la région Occitanie. « On aurait pu s’attendre à ce que le maintien de l’emploi sur les territoires aille de soi. Pourtant, la direction de la SNCF a choisi une nouvelle fois de surprise à la fois les travailleurs du rail et les élus politiques. Le Le premier effet de cette signature sera donc, pour les conducteurs de trains TER du site traction de Capdenac, une coupe franche de l’emploi de l’ordre de 20%. » Une décision incohérente pour l’intersyndicale alors que la Région a pour objectif de ne pas baisser l’offre de trains en local mais au contraire de l’augmenter. Affaire à suivre donc.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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