l’essentiel
La réception de la lanterne rouge biarrote le 5 juin à Ernest-Wallon (21h05) sera l’occasion pour le public toulousain de saluer les départements de jeunesse qui portent des crampons ou changent de maillot à l’issue de la saison.

Attention, séquence émotion. Comme il est de coutume à chaque fin de saison, le Stade Toulousain a profité de la venue de Biarritz pour honorer ses partants. Si les planètes veulent bien s’aligner, certains d’entre eux auront peut-être même droit à un rappel devant le public «rouge et noir» le week-end prochain en barrage, ce qui relève pour l’heure de l’hypothétique . D’où l’organisation de la cérémonie traditionnelle des au revoir à l’issue du dernier match à domicile de la phase régulière.

Les projecteurs braqués sur Médard

Sorti meurtri de la bataille de Dublin en quart de finale européenne face au Munster, Maxime Médard (35 ans ; 63 sélections) sera assurément le grand bonhomme de la soirée. Sa participation à la rencontre reste incertaine mais tous les supporters stadistes espèrent voir leur enfant chéri en short et crampons plutôt qu’en costard pour lui offrir la sortie qu’il mérite après 22 saisons à défendre ce maillot, dont 18 au sein du groupe pro . Une fidélité qui se traduit par 371 matches (le 5e meilleur total de l’histoire du club) et de grands titres, européens (2005, 2010, 2021) et nations (2008, 2011, 2012, 2019, 2021).

Autre élément à prendre sa retraite sportive à l’issue de l’exercice : Iosefa Tekori (38 ans). J’ai été frustré par les temps du jeu réduit cette saison, le deuxième ligne samoan, qui s’est rapidement imposé comme cadre du pack à son arrivée de Castres en 2013, préférant dire stop plutôt que de répondre favorablement aux diverses sollicitaciones dont il a fait l’objet. Il devrait pouvoir benéficier dimanche d’un peu plus de temps sur le terrain que ces derniers mois en connaissant face au BO une trois titrage en 2021/2022, la première après février. Celui qu’a reporté deux Brennus (2019, 2021) et une Coupe d’Europe (2021) laissera également un gran vide dans le vestiaire où il faisait figure de «papa».

Bonneval, situation à préciser

Au sein du pack, trois autres éléments changeront d’horizon cet été : Paulo Tafili, Rory Arnold et Antoine Miquel. Le premier ministre (26 ans) ne s’est jamais vraiment imposé sur son pilier droit post en quatre saisons chez les pros et espère qu’il sera relancé à Lyon. De son côté, le deuxième ligne australien (31 ans), venu pour rejoindre son jumeau Richie après la Coupe du monde 2019, a choisi de tenter l’aventure japonaise, son rappel avec les Wallabies (26 sel.) l’automne dernier ayant J’ai contribué au rapprochement avec son pays natal. Quant à l’ancien agenais (27 ans), il a souffert pendant trois ans de la rude concurrence en troisième ligne et rejoint en juillet les rangs bordelais. Un départ à l’UBB qui a aussi touché Zack Holmes (32 ans), arrivé de La Rochelle en 2017 et qui n’a pas donné le meilleur à l’exposition après l’explosion en ouverture de Romain Ntamack.
Enfin, la situation d’Arthur Bonneval (27 ans), enfant du Stade ou lors de ses débuts en 2001, reste à voir. En contact avec d’autres clubs, son contrat arrive à échéance à la fin du mois.

Ailleurs, du beau monde aussi

Un peu partout dans le Top 14, cette fin de saison verra d’autres « dinosaures » tirer leur révérence, ce sera le cas de Castres de Jacquet (37 ans ; 4 ans) et Kockott (35 ans ; 11 ans), pour Montpellier de Guirado (35 ans ; 74 ans) et Ouedraogo (35 ans ; 39 ans), à Bordeaux-Bègles de Trinh-Duc (35 ans ; 66 ans) et Picamoles (36 ans ; 82 ans), à Paris de Maestri ( 34 ans ; 62 sél.), à La Rochelle de Vito (35 ans ; 33 sél.). Enfin, quand j’annonce qu’ils sont lyonnais, Bastareaud (33 ans ; 54 ans) ne parle pas de fin de carrière.

  • Au revoir là-haut (BD ADO-ADULTES)

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