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Une association de riverains dénonce les nuisances liées à la présence d’une boîte de nuit dans le quartier des Cordeliers. Les autorités réfléchissent à des solutions.

Avec le Covid-19, ils avaient perdu l’habitude. Mais depuis quelques mois et la réouverture des boîtes de nuit, les riverains du Hashtag club sont à nouveau remontés. Regroupés en association du quartier culturel des Cordeliers après 2016 (date de la reprise de l’établissement), ils dénoncent les nuisances auxquelles ils sont confrontés. Des nuisances extérieures à l’établissement : arrivées et surtout départ de clients, parfois trop alcoolisés, bagarres… En cette période de canicule, ils se plaignent du devoir fermetres fermées de dormir à cause du bruit et même s’ils ne veulent pas rester chez eux. D’autant que l’établissement est ouvert 7/7j. « Les appels incessants et l’intervention des forces de police ne sont suivis d’aucun effet et aucune solution ne semble pouvoir être trouvée à cette situation insupportable », regrettent-ils.

A la mairie, tout comme à la police nationale, le problème est identifié depuis longtemps. La semaine dernière, la directive départementale de sécurité publie reçu les riverains. « Nous allons accentuer les contrôles aux abords et nous venons de créer un groupe de partenariat opérationnel sur le sujet. La tranquillité publique est un de nos axes de travail prioritaires », a commenté la directrice Sophie Genet-Eyrolles.

Au niveau de l’établissement, sur ne nie pas quelques nuisances. Mais à l’extérieur, car d’importants travaux d’insonorisation ont été réalisés. Le problème, ce sont les clients, une fois sortis, ou les passants attirés par ces clients.

« Nous leur demandons de ne pas rester sur la place. Mais après, ils se dispersent dans les rues. Nous avons proposé certaines solutions, mais nous ne sommes pas habilités à intervenir sur la voie publique », explique Paddy Venpin, qui a également été après 17 ans, une boîte du centre-ville de Toulouse. Selon lui, l’établissement est également « victimisé » par les clients du bar, qui fermentent pendant 5 heures. Parfois très alcoolisés, ils sont refoulés à l’entrée de la discothèque. « Nous sommes le seul établissement ouvert entre 5 et 7 heures. Cela peut être une source de conflit », souligne le gérant. Et de rappeler que la majorité du temps, cela se passe « très bien ».

Autre problème, les rondes de la police municipale, trois présentes la nuit dans le quartier, s’arrêtent à 6 heures.

L’établissement a renforcé ses équipes, 19 personnes au total aujourd’hui. Et sur la place Edmond-Canet les avis sont loin d’être unanimes. Pourtant, le patron de l’hôtel voisin assure que ses clients n’ont pas peur de la musique et qu’ils ne sont pas contents du bruit. Même s’il y a quelques échauffourées liées à la période estivale propice.

Et comme le rappelle un habitant : « C’est bien d’avoir une boîte de nuit en centre-ville, cela évite aux jeunes de prendre leur voiture ». Reste juste à trouver une solution pour contenter tout le monde.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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