l’essentiel
Ce jour-là, Anthony, 25 ans, qui est prêt à abandonner la chasse, est désormais ouvert à Garganvillar, mais sans carabine pour le moment. « Je veux d’abord observer le vivant », explique-t-il.

Le dimanche 11 septembre marque l’ouverture de la chasse au petit gibier sédentaire. Les quelque 6 300 chasseurs du Tarn-et-Garonne attendent croiser sur leur chemin lièvres, lapins de garenne, faisans, perdreaux et autres gibiers à plumes.
Parmi eux, Anthony Aimar, tout nouvel adhérent de l’ACCA de Garganvillar qui fait partie des 224 candidats ayant suivi la formation au permis de chasser cette année dans notre département.

Je ne peux pas partir à la chasse comme si j’allais conduire une voiture.

« J’arrive en pur débutant. J’ai passé le permis au mois d’avril, à la volée. J’ai d’ailleurs failli ne pas l’avoir. Ce que je souhaite, c’est apprendre, être très carré. Alors, je vais accompagner des chasseurs pendant un long moment, pour me sentir à l’aise. Dans un premier temps, j’irai sans fusil, ensuite ce sera avec des balles à blanc pour voir si je fais la moindre erreur. Je ne peux pas partir comme si j’allais conduire une voiture. »
Un discours de responsabilité et d’humilité chez ce jeune Castelsarrasinois de 25 ans… à mille lieues de la caricature dont sont souvent victimes les chasseurs sur les réseaux sociaux.

Il faut dire qu’Anthony est une tête bien pleine. « J’ai fait des études pour être prof de SVT. J’ai un Master d’écologie. Les chasseurs sont des cibles sur les réseaux sociaux ? Je ne peux pas juger les proportions que ça prend ni les faits. Je préfère retourner dedans et essayer de pratiquer la chasse avec ses valeurs. »
Anthony s’inscrit également dans une tradition familiale. « Je suis issue d’une famille naturaliste. J’ai un oncle qui chasse. Il avait l’habitude de chasser avec son frère qui est décédé, alors j’ai eu envie de réprimande le flambeau parce que la chasse fait partie des traditions. »

C’est aussi ça la chasse. La proximité avec le vivant. Ensuite, je verrai si je peux prélever du gibier et si je prélève je me poserai la question : pourquoi ?

Le nouvel adhérent de l’ACCA de Garganvillar a les bons arguments pour clouer le becaux « anti-chasse » : « Je ne trouve que ce n’est pas la pratique que va définir si je suis pour le vivant ou pas mais la façon dont j’exerce la pratique. Plutôt que de consommer du poulet en barquette, je préfère apprendre à chasser, à tuer correctement l’animal et à économiser la moindre portion de viande. »

On l’aura compris, Anthony ne fera pas l’ouverture dans l’idée « d’aller chasser pour tuer mais plutôt déjà d’observer le vivant, apprendre à connaître les espèces que l’on trouve dans notre département. C’est ça aussi la chasse : la proximité avec le vivant. Ensuite, je verrai si je peux prélever du gibier et si je prélève je me poserai la question : pourquoi ? Là, on commence à rentrer dans un parcours vertueux, du moins c’est cette conception de la chasse que je veux défendre en pratiquant ce loisir. »

Et Anthony connaît bien la Société Chase de Garganvillar, village ou les attachés familiaux, de l’accueillant. Le « bizut » ne demande qu’à apprendre. L’apprentissage début ce dimanche… sans fusil.

Quelles règles coulent sur la loi du chasseur ?

Avoir 16 ans

Pour chasser en France, il faut réussir son permis. Celui-ci peut être passé à l’âge de 15 ans révolus au jour des épreuves. De plus, le candidat et la détention ont l’autorisation et le droit de pratiquer la chasse à partir de 16 ans.

Rejoignez la Fédération des Chasseurs

Pour passer son permis, il faut s’inscrire auprès de la fédération départementale des chasseurs de Tarn-et-Garonne, 53 avenue Jean-Moulin 82000 Montauban.
Tél.05 63 03 46 51.
Courriel : fdc82@chasseurdefrance.com
https://www.chasse-nature-occitanie.fr/tarn-et-garonne/

Suivre une formation

Une fois votre inscription validée, une formation d’un ou deux jours est déjà proposée à votre candidat avant de passer l’examen officiel. le taux de réussite au permis de chasser est d’environ 70 % : cet examen est donc loin d’être une formalité.
Le nouveau site du FNC, grâce à un service en ligne gratuit disponible en collaboration avec l’OFB (Office Français de la Biodiversité) vous permet de saisir : plus aucune raison de le rater !
https://www.chasseurdefrance.com/
pratiquer/sentrainer-au-permis/

Les candidats au permis viennent à l’entreprise pédagogique de Fonsac à Réalville.
DDM, archives – FLORENT DUPRAT

Une fois l’examen en poche, comment faire pour chasser ?

Une fois l’examen réussi (il faut obtenir 25 points sur 31 et le fait de n’avoir échoué à aucune question de sécurité éliminatoire), il faut valider ses permis auprès de la fédération départementale des chasseurs de son choix.
Il convient de poursuivre à la fédération départementale des chasseurs les coordonnées
des présidents des sociétés de chasse ou des ACCA du département, ou de s’adresser au propriétaire du terrain de chasse où l’on souhaite pratiquer sa passion.
Une fois que vous êtes autorisé à le valider, l’assurance responsabilité civile est obligatoire, et le droit du chasseur s’obtient auprès du propriétaire ou de la compagnie de la chasse, il est possible d’exercer.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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